19/01/2018

Retour(s) à la nature (podcasts)

Début janvier, France Culture diffusait "LSD - La série documentaire" consacrée à quatre expériences de retour à la nature. En voici les podcasts pour les (ré)écouter.

1. Sur les sentiers de la liberté : Henry David Thoreau, Elisée Reclus


2. Monte Verità, une réforme de la vie sur la montagne

3. Les clairières libertaires, une vie communautaire d’anarchiste en 1900


4. Longo Maï, l’utopie dure longtemps

18/01/2018

Dépasser l'Etat

Autogestion

Vu sur Autogestion.asso
« Dans Voyage en Misarchie, Essai pour tout reconstruire, Emmanuel Dockès imagine un pays si évolué qu’il aurait depuis longtemps abandonné le système capitaliste. Un pays qui aurait à la fois supprimé la propriété comme moyen de domination et l’Etat lui-même ! C’est en particulier autour de cette idée que nous vous proposons de réfléchir avec nous et Emmanuel Dockès, le 24 janvier prochain à Paris.

En Misarchie, l’État a été remplacé par une juxtaposition de "districts", des "communs" auxquels les habitants adhèrent automatiquement, en fonction de leur présence sur un lieu donné et des services publics à organiser. Ceux-ci sont complétés par des "associations" (associations à but non lucratif, entreprises…) auxquelles l’adhésion est libre et volontaire. Ces structures s’appuient sur une loi fondamentale, sur laquelle se superposent les législations des districts ou des associations.

Emmanuel Dockès, juriste de profession, nous exposera les fondamentaux de cette nouvelle architecture institutionnelle. Nous débattrons avec lui de sa faisabilité, tout particulièrement pour imaginer comment organiser la transition vers ce véritable modèle alternatif.
Voyage en Misarchie, Essai pour tout reconstruire,
d'Emmanuel Dockès, Éditions du Détour, 406 p., 22 €.


Rencontre le 24 janvier, 19 heures.
Au Maltais rouge (40, rue de Malte, Paris 11e)
.

13/01/2018

Paroles de zadistes

«"Zone en état de siège permanent", "caches d’armes à feu" voire "risque de morts". Depuis la remise au gouvernement du rapport sur le projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes le 13 décembre dernier, la même rengaine d’une ZAD aux mains de "professionnels de la contestation" qui piétine l’ordre républicain revient sur le devant de la scène médiatique. À l’heure qu’il est, tout reste encore possible : abandon du projet par le gouvernement, expulsion des occupant·es, ultime report d’une décision presque impossible. Entretien long format avec des occupant·es de la ZAD sur les derniers mois du mouvement et les perspectives de lutte, aussi réjouissantes que périlleuses. »
> A lire chez Jef Klak.

07/01/2018

Retour sur Nuit Debout

> Lire l'article sur Nuit Debout dans la revue Ballast.

Repair Cafés, l'avenir sans accrocs



"Dans les Repair Cafés, on s’aide à réparer pour moins jeter"
« Né aux Pays-Bas en 2009, le concept du Repair Café a gagné Paris. En permettant à chacun de réparer ses objets défectueux, les Repair Cafés luttent contre le gaspillage, l’obsolescence programmée et la consommation. Reportage de Fanny Dollberg. »
> Pour en savoir plus, lire le reportage de Reporterre.

06/01/2018

"L’entraide joue un rôle majeur dans l’évolution"

Entretien avec Pablo Servigne, biologiste, auteur avec Gauthier Chapelle de « L’entraide, l’autre Loi de la Jungle » (Ed. Les Liens qui Libèrent).

04/01/2018

Toujours inspirant...



"L'urgence de ralentir", documentaire de Philippe Borrel (2014).
Présentation : « Comment, dans un monde où l’accélération s’impose en règle, des initiatives émergent pour redonner sens au temps et inventer de nouveaux modèles pérennes.

DVD
"Course suicidaire et inconsciente", selon Edgar Morin, l'accélération financière et technologique, déconnectée du rythme de l’homme, mène notre système à l'épuisement et vers des catastrophes tout à la fois écologiques, économiques et sociales. Mais alors que des algorithmes accentuent de manière exponentielle la spéculation financière hors de tout contrôle, aux quatre coins de la planète des citoyens refusent de se soumettre au diktat de l'urgence et de l’immédiateté, pour redonner sens au temps. En Europe, aux États-Unis, en Amérique latine ou encore en Inde, Philippe Borrel (Un monde sans humains ?) est allé à la découverte de ces initiatives, individuelles et collectives, qui proposent des alternatives basées sur d’autres paradigmes.

Au Rajasthan, le Barefoot College, fondé par Bunker Roy, recrute des femmes de milieux ruraux pour les former à l'ingénierie solaire ; les villes de Romans-sur-Isère et de Bristol ont mis en place une monnaie locale pour résister à la toute-puissance des banques ; à Ithaca, au nord de New York, des coopératives font leur preuve pour relocaliser l'économie... À rebours du "train fou" du modèle dominant, ces alternatives citoyennes, qui rejoignent les analyses de philosophes, sociologues, économistes et scientifiques, pourraient bien être les pionnières du monde de demain. Autant de gestes qui remettent l’homme au cœur du système. »

02/01/2018

Siné Mensuel est de sortie !

 > Le site de "Siné Mensuel".

01/01/2018

Les communs, vers une sortie
de la logique marchande?

Claire Brossaud, membre de l'association Vecam dresse un portrait nuancé des différentes mises en pratique du concept de commun. Des initiatives jamais à l’abri du marché et des logiques capitalistes.

2018, Victoire dans les luttes pour tous !

1968 2018

31/12/2017

Remettre l'utopie à l'ordre du jour

Aymeric Caron
"Utopia XXI", d'Aymeric Caron
« Il y a cinq cents ans, en 1517, l'Europe découvrait Utopia de Thomas More, publié à la fin de l'année précédente. Dans cet ouvrage visionnaire, More dénonçait les dérives des pouvoirs monarchique et religieux en vigueur et proposait un modèle de société radicalement nouveau, reposant sur la solidarité, le partage, la tolérance, l'éducation et le temps libre.

L'Utopie était alors un nom propre inventé par More pour désigner une île où régnait le gouvernement idéal assurant le bonheur de tous. Cinq siècles plus tard, l'utopie est devenue un nom commun. Un nom que l'on hésite à utiliser, car il renvoie généralement à un projet coupé de la réalité. Pourtant, de nos jours, les irréalistes ne sont pas ceux qu'on croit : ceux qui sont aveugles sont les dirigeants actuels.

La démocratie qu'ils promeuvent n'en est pas vraiment une ; la liberté, l'égalité et la fraternité constituent un slogan vide de sens ; l'argent règne en despote en consacrant des hiérarchies mensongères ; le productivisme et la croissance sont des objectifs destructeurs désormais inadaptés à notre époque ; l'exploitation animale repose sur un déni de réalité à l'égard des animaux non humains ; le terrorisme le plus dangereux est celui des entreprises qui tuent des millions de personnes chaque année avec l'assentiment des gouvernements.

Utopia XXI est une mise à jour de l'ouvrage de Thomas More. Aymeric Caron y présente le projet d'une nouvelle utopie qui affirme l'urgence d'une société écologiste, antispéciste, pacifiste, et solidaire : semaine de travail limitée à 15 heures, plafonnement des revenus à 10 000 euros par mois, fin du scrutin majoritaire à deux tours, instauration d'un permis de voter, gratuité de l'information, interdiction de la spéculation, abolition partielle des frontières, reconnaissance des crimes contre l'animalité, limitation des naissances, instauration d'un quotient de bonheur à la place du PIB, instauration d'une biodémocratie... » (Chapitre.com)
Editions Flammarion, 528 pages, 21 euros.

> Feuilleter les premières pages d'Utopia XXI.



Pas vu pas lu mais toujours intéressant pour ouvrir le débat, quitte à s'en écarter. (Utpl)

30/12/2017

Du fétichisme de la marchandise

Capitalisme et démesure
"La société autophage.
Capitalisme, démesure et autodestruction"
d'Anselm Jappe

Présentation : « Le mythe grec d’Érysichthon nous parle d’un roi qui s’autodévora parce que rien ne pouvait assouvir sa faim – punition divine pour un outrage fait à la nature. Cette anticipation d’une société vouée à une dynamique autodestructrice constitue le point de départ de La société autophage. Anselm Jappe y poursuit l’enquête commencée dans ses livres précédents, où il montrait – en relisant les théories de Karl Marx au prisme de la "critique de la valeur" – que la société moderne est entièrement fondée sur le travail abstrait et l’argent, la marchandise et la valeur.

Mais comment les individus vivent-ils la société marchande ? Quel type de subjectivité le capitalisme produit-il ? Pour le comprendre, il faut rouvrir le dialogue avec la tradition psychanalytique, de Freud à Erich Fromm ou Christopher Lasch. Et renoncer à l’idée, forgée par la Raison moderne, que le "sujet" est un individu libre et autonome. En réalité, ce dernier est le fruit de l’intériorisation des contraintes créées par le capitalisme, et aujourd’hui le réceptacle d’une combinaison létale entre narcissisme et fétichisme de la marchandise.

Le sujet fétichiste-narcissique ne tolère plus aucune frustration et conçoit le monde comme un moyen sans fin voué à l’illimitation et la démesure. Cette perte de sens et cette négation des limites débouchent sur ce qu’Anselm Jappe appelle la "pulsion de mort du capitalisme" : un déchaînement de violences extrêmes, de tueries de masse et de meurtres "gratuits" qui précipite le monde des hommes vers sa chute.

Dans ce contexte, les tenants de l’émancipation sociale doivent urgemment dépasser la simple indignation contre les tares du présent – qui est souvent le masque d’une nostalgie pour des stades antérieurs du capitalisme – et prendre acte d’une véritable "mutation anthropologique" ayant tous les atours d’une dynamique régressive. »
Editions La Découverte, 248 pages, 22 euros.

Anselm Jappe est notamment l’auteur de Guy Debord, Les Aventures de la marchandise
L’Avant-garde inacceptable, Crédit à mort.

> Feuilleter les premières pages de "La société autophage".

29/12/2017

L'une des premières expériences coopératives

Présentation de l'éditeur :
« Voilà ce que le sens commun et le courage industriel ont réalisé. Voilà ce qui fut l’œuvre de la sollicitude généreuse de quelques hommes ; ce que le lecteur lui-même peut aujourd’hui contribuer à rendre plus triomphant encore, s’il consent à s’employer pour guider dans la même voie les travailleurs désireux de s’émanciper eux mêmes, et non encore reliés au mouvement coopératif, à l’association de toutes les forces humaines. »

Ce récit relate une des premières expériences coopératives, celle de Rochdale, en Angleterre, créée en 1844. Il s’agit de prolétaires, majoritairement des tisserands, qui décident de se constituer en coopérative de consommation afin d’avoir la maîtrise de la qualité des produits, de leur provenance et de leurs coûts. Jamais réédité depuis 1923, ce texte s’inscrit dans la collection culture des précédents, qui a pour désir de rappeler à la mémoire que l’histoire ne s’accorde pas au singulier et ne prend pas de majuscule.

Ce texte, écrit en 1890, a été édité et diffusé pour la dernière fois en 1923. Dorénavant dans le domaine public, il nous a semblé bon de le rendre de nouveau disponible agrémenté d’une préface qui le contextualise et fait le lien entre hier et aujourd’hui.

Pierre-Yves Jan, auteur de la préface, a travaillé dans les milieux coopératifs et de l’économie sociale et solidaire. Il est notamment très impliqué dans la question des habitats groupés, forme d’habitat qu’il occupe d’ailleurs depuis trente ans.

"HISTOIRE DES EQUITABLES PIONNIERS DE ROCHDALE",
de George-Jacob Holyake, traduit par Marie Moret (1890). 114 pages, 6 euros.  
Éditions du Commun, à Saint-Germain-sur-Ille (35).

> Présentation du livre à lire chez Bibliothèque Fahrenheit 451.

Du pain et des roses


Macron, l'art du vide ?

Macron
"Le Néant et le politique.
Critique de l'avènement Macron"

de Harold Bernat


Présentation : « On ne compte déjà plus les révélations sur les coulisses de l’avènement d’Emmanuel Macron. Certains voient dans son élection une preuve de la toute-puissance des médias, d’autres, un putsch démocratique orchestré par le monde de la finance. Dans tous les cas, il faudrait s’enquérir de ce que l’on nous cache. Notre réflexion est aux antipodes de la démarche de ces enquêteurs du spectacle.

En effet, une des raisons pour lesquelles nous peinons à exercer notre esprit critique, aujourd’hui plus qu’hier, tient à ce que nous refusons de voir ce qui est sous nos yeux. Dans un univers de simulation, les simulacres se précèdent eux-mêmes. Ils ne représentent plus rien, mais font force de loi. Notre attention se perd dans un labyrinthe de signes. Ce qu’ils montrent est à ce point irréel que nous cherchons en vain derrière eux une réalité plus consistante.

Mais derrière, il n’y a rien. Tout est là, étalé au grand jour. Cette transparence rend les nouvelles stratégies de pouvoir d’autant plus inquiétantes. Macron se fond dans le discours qui s’adresse à lui, prend la forme du réceptacle. Il n’est pas brillant, il est plastique. Il apprend de ses erreurs, se corrige, affine en "se confrontant au réel". Comme un logiciel, il intègre, classe et change de niveau. À côté des anciennes formes symboliques de représentation politique, cette stratégie du vide nous fait entrer dans un univers de simulation binaire, algorithmique, dont Emmanuel Macron est, en France, le premier 0. C’est à ce titre, et à ce titre seulement, qu’il mérite d’être pensé. »
Editions L'échappée, 160 pages, 12 euros.
Voir les critiques sur la page de l'éditeur.

« (...) Ce livre caustique irritera sans doute. Mais pas nécessairement pour les motifs les plus essentiels. Car son objet principal n'est ni la personne du président, ni les mesure qu'il propose, ni même le mouvement qu'il a fondé. C'est avant tout la défense et illustration de la nécessité vitale d'une pensée critique. » (Roger-Pol Droit - Le Monde des Livres)

« (...) Ce livre de dé-construction d’un système, explique toute la méthode Macron : parfaite, illusoire, mimétique, spectaculaire…et vide ! » (Jean Rouzaud - Nova)

28/12/2017

Retours à la nature sur France Culture

À écouter sur France Culture, LSD, la série documentaire, par Perrine Kervran.
Du lundi au jeudi de 17h03 à 18h.

Quatre expériences de retours à la nature :
> 1er janvier : "Sur les sentiers de la liberté : Henry David Thoreau, Elisée Reclus".
> 2 janvier : "Monte Verità, une réforme de la vie sur la montagne".
> 3 janvier : "Les clairières libertaires, une vie communautaire d'anarchistes en 1900".
> 4 janvier : "Longo Maï, l'utopie dure longtemps".

« Que signifie la beauté de la nature quand les hommes sont vils ? (…) Le souvenir de la bassesse des politiciens trouble mes promenades. Je nourris d’homicides pensées. En vain j’essaie d’observer la Nature. Involontairement, je me remets à conspirer. Tous les justes en feront autant, je l’espère. » (H. D. Thoreau, Journal, 1854)

27/12/2017

Une BD au cœur de l'Espagne libertaire

Anarchistes en Espagne 1936« Au cœur du rêve.
Été et automne 1936 »,  
de Rubén Uceda

« Durruti, Cipriano Mera, Antoine Gimenez, Garcia Oliver, Simone Weil, Soledad Estorach, Casilda la milicienne, Félix Likiniano… Les personnages de Au cœur du rêve sont des cœurs révolutionnaires, des cœurs libertaires. Tout au long de l’été et de l’automne 1936, en Espagne, ces cœurs, hommes et femmes, ont avancé par une faille inconnue de l’Histoire qui aurait bien pu changer le monde. Traversés par des conflits entre les idées et les nécessités guerrières, par des euphories électriques des victoires et le cru désespoir des défaites, les cœurs de cette histoire sont les signes d’une formidable dignité, de la passion pour la liberté et la justice, du désir irréductible de construire un nouveau monde. »
Editions libertaires, 218 pages illustrées en noir et blanc, 25 euros.

Rubén Uceda
Espagne 1936

25/12/2017

Un Noël très prometteur

Santa Claus Anarchy

Vive Noël, vive l'anarchie !

16/12/2017

La Chine alternative

14/12/2017

Bon anniversaire Errico Malatesta !



Le 14 décembre 1853, Errico Malatesta naissait près de Naples.
> Sa vie, son œuvre sur Wikipedia.
> Différents textes de Malatesta sont disponibles en ligne sur Wikisource.

Extrait de Le programme anarchiste (1920), par E. Malatesta
Déclaration de principes rédigée pour le congrès de Bologne de l'Union Anarchiste Italienne, reprise de textes antérieurs, notamment de Notre programme (1905)

(...) Puisque tous ces maux dérivent de la recherche du bien-être poursuivie par chacun pour soi et contre tous, nous voulons leur donner une solution en remplaçant la haine par l'amour, la concurrence par la solidarité, la recherche exclusive du bien-être par la coopération, l'oppression par la liberté, le mensonge religieux et pseudo-scientifique par la vérité.

Par conséquent :
1. Abolition de la propriété privée de la terre, des matières premières et des instruments de travail - pour que personnes n'ait le moyen de vivre en exploitant le travail d'autrui, - et que tous, assurés des moyens de produire et de vivre, soient véritablement indépendants et puissent s'associer librement les uns les autres, dans l'intérêt commun et conformément à leurs affinités personnelles.

2. Abolition du gouvernement et de tout pourvoir qui fasse la loi pour l'imposer aux autres : donc abolition des monarchies, républiques, parlements, armées, polices, magistratures et de toute institution ayant des moyens coercitifs.

3. Organisation de la vie sociale au moyen des associations libres, et des fédérations de producteurs et consommateurs, créées et modifiées selon la volonté des membres, guidées par la science et l'expérience, et dégagées de toute obligation qui ne dériverait pas des nécessités naturelles, auxquelles chacun se soumet volontiers, lorsqu'il en a reconnu le caractère inéluctable.

4. Garantie des moyens de vie, de développement, de bien-être aux enfants et à tous ceux qui sont incapables de pourvoir à leur existence.

5. Guerre aux religions, et à tous les mensonges, même s'ils se cachent sous le manteau de la science. Instruction scientifique pour tous, jusqu'au degrés les plus élevés.

6. Guerre au patriotisme. Abolition des frontières, fraternité entre tous les peuples.

7. Reconstruction de la famille, de telle manière qu'elle résulte de la pratique de l'amour, libre de toute chaîne légale, de toute oppression économique ou physique, de tout préjugé religieux.

Tel est notre idéal.  (...)

12/12/2017

L'Olympisme est liberticide