21/05/2017

Vient de paraître


"Verdad", 
de Lorena Canottiere
Guerre d'Espagne. Durant un combat contre les troupes fascsistes, la jeune Verdad est gravement blessée. Elle se rémémore alors son enfance et découvre qu'elle est le fruit de l'amour de sa mère pour un homme, rencontré à la communauté  végétarienne et libertaire de Monte Verità, en Suisse, où se retrouvèrent nombre d'intellectuels et d'artistes du début du siècle.

" (...) L'auteure italienne dresse un magnifique portrait de femmes engagées et insoumises. Fortes personnalités, elles lutteront pour le bien collectif et commun. » (ComixTrip)


Editions Ici-même, roman graphique, 160 pages, 24 euros.

20/05/2017

Nouveau !

Libertalia
"Le Grand Soir", 
d'Aurélie Carrier
« À la fin du XIXe siècle, l’attente du Grand Soir exprime l’espoir d’un bouleversement violent et radical de l’ordre social existant. Cette croyance millénariste en l’éclosion d’un monde régénéré grâce à la révolution sociale est caractéristique de la mythologie libertaire qui se forme alors. Une vision insurrectionnelle qui influencera les syndicalistes révolutionnaires. Ce livre se propose d’étudier les représentations qui composent l’imaginaire du Grand Soir, et leurs interactions avec celui de la grève générale. La puissance d’attraction et la capacité de retentissement du Grand Soir débordèrent les cercles libertaires pour pénétrer les masses populaires. Repérer l’influence d’une telle construction imaginaire sur les pratiques sociales permet de questionner l’espace des possibilités entre la réalité sociale et ses représentations, et la généalogie des utopies, disparues ou renaissantes. »
Editions Libertalia, 238 pages + cahier couleurs 24 pages, 16 euros.

19/05/2017

Paris • 20-21 mai

Petit Salon du livre politique.
Samedi 20 et dimanche 21 mai, de 14h à 21h
« Il y aura au Lieu-Dit, comme chaque année, des débats, des rencontres, 
et surtout une atmosphère amicale qui fait de ce salon un événement 
qui ne ressemble à rien de ce que ce mot recouvre, en général. »

Invités :
 
Agone, Amsterdam, Éditions la Tempête, Éditions Pontcerq, Entremonde, 
Eterotopia France, Fakir éditions, La dispute, La fabrique, L’échappée, 
Le Passager clandestin, Les Éditions du Croquant, Les liens qui libèrent, 
Le Temps des cerises, Libertalia, Lux, Nous, Raisons d’agir, Syllepse et Zones.

Samedi 20 mai, à 17h :
Rencontre/débat avec un/e membre de la famille d’Adama Traoré.
LIEU-DIT, 6, rue Sorbier, Paris 20e.

Vient de paraître

William Morris
"Comment nous pourrions vivre",
de William Morris

« C’est en 1884, soit six ans avant la parution de son célèbre Nouvelles de nulle part, que le socialiste révolutionnaire et architecte-décorateur William Morris prononce cette conférence. Il appelle à un sursaut collectif pour substituer la "coopération" à "l’état de guerre perpétuelle" inhérent au capitalisme, introduire la nature et l’art dans ces "conglomérats énormes, impossibles à gérer, qu’on appelle les villes", et refuser, au nom de la joie et de la dignité, la fatalité des "existences mécaniques".

Fin des inégalités entre classes, réduction des heures de travail, encouragement de l’expression artistique et du sens esthétique, transformation de l’habitat et respect de la nature, tels sont quelques-uns des préalables posés par Morris pour atteindre à ce qu’il nomme "une vie décente". Ce texte est suivi d’un article de François Briens intitulé « Les idées de la décroissance validées par un modèle scientifique », paru sur le site Reporterre en sept. 2016. »
Le Passager clandestin, 96 pages, 7 euros. Réédition. Préface de Serge Latouche.

18/05/2017

"Notre patience est à bout"

Claude Guillon
"1792-1793, Les écrits des Enragé(e)s", 
de Claude Guillon 

Présentation de l'éditeur : « En 1792-93, à Paris, à Lyon, à Orléans, dans les sociétés populaires, les clubs, les émeutes, ceux qu'on appelait les Enragés, la frange la plus radicale de la Révolution française, entendaient poursuivre la Révolution à laquelle modérés et Jacobins rêvaient de mettre un terme. Ils et elles ont laissé des brochures, des discours, des journaux, un bouillonnement d'idées et de pratiques : démocratie directe, droit de tous aux produits de base, résistance à la dictature du commerce, pleine citoyenneté des femmes, sanctions contre les spéculateurs et les "agioteurs". Ces questions, qui restent d'une brûlante actualité, continuent de nourrir notre réflexion et notre impatience.

Claude Guillon étudie d’abord la position des Enragés, principalement celle de Varlet, en ce qui concerne la démocratie dite "pure", à savoir directe, sans représentants qui pourraient la confisquer : mandat impératif, révocation des mandataires, cumul des mandats, etc. D’importantes citations suivent. La question de la vie chère et des subsistances est une de celles qui ont le plus fait pour la popularité des Enragés, de Leclerc ou de Hiddins. 

La position de l’abbé Roux, la seule parfois connue, est ici citée intégralement. Contre la spéculation, la dictature du commerce, la liberté des prix qui affame les indigents, ils exigent la punition des spéculateurs et des agioteurs, la réquisition des denrées de base et leur taxation. Enfin, dans un troisième grand chapitre, on rappelle que la Révolution française se montra particulièrement misogyne, injuste envers les femmes qui avaient tant fait pour la liberté. Claire Lacombe ou Pauline Léon ont des accents vibrants pour réclamer la pleine citoyenneté des femmes, ce qui ne sera accordé qu’au milieu du xxe siècle, et alors que beaucoup reste à faire ! »
Editeur Imho Litt., 248 pages, 15 euros. Paru en janvier 2017. Réédition.

Monte Verità (1889-1920)

Montreuil : à l'assemblage !

Montreuil
La Parole errante, à Montreuil (93), est menacée de fermeture.
Pour défendre ce lieu unique et le réinventer : 
du 29 mai au 4 juin, À L'ASSEMBLAGE ! 
Une semaine pour assembler théâtre, ateliers, discussions, impro, installations, 
cinéma, musique, cantines de soutien et déambulation.

16/05/2017

Vient de paraître

anarchiste
"MAKHNO – Une épopée", 
de Malcolm Menzies

« Nestor Makhno, protagoniste légendaire et damné de la guerre civile qui suit la révolution russe de 1917, déclenche un mouvement insurrectionnel autonome en organisant des paysans d’Ukraine qui brandissent bien haut le drapeau noir de l’anarchie. La "Makhnovchtchina" comptera jusqu’à 25 000 partisans et la fulgurance de son action n’aura d’égal que son courage à livrer bataille : contre les armées blanches, contre les nationalistes ukrainiens et finalement contre l’Armée rouge. C’est cette épopée grandiose qui nous est racontée ici.
Mais ce livre est aussi l’évocation d’un destin hors du commun, aussi tragique que celui du mouvement auquel il a donné son nom. Celui d’un homme, fils de paysans plongé au cœur de l’un des plus grands bouleversements de l’histoire, obligé de s’exiler loin des steppes qu’il a parcourues avec tant d’ardeur, et qui, après avoir erré de prison en prison dans divers pays, devint ouvrier chez Renault et mourut dans une extrême pauvreté... »
Éditions L’Échappée, 258 pages, 19 euros.
Première publication en 1972 chez Belfond.

14/05/2017

Vient de paraître

Emma
"Un autre regard", 
par Emma

Présentation de l'éditeur :
• Les vacances. De retour de congé maternité, Emma réalise que ses collègues la considéraient comme étant en vacances. Elle repense alors à son accouchement, à la douleur et à la fatigue qui s'en suivent.
• L'histoire de ma copine C. C. est enceinte et prépare son accouchement avec application. Malheureusement, tout ne se passe pas comme prévu et C. découvre la violence du monde médical.
• Check ta chatte. Un jour pas comme les autres, Emma décide de se saisir d'un miroir et de faire mieux connaissance avec son clitoris. Elle découvre alors qu'elle était bien mal renseignée.
• Un banlieusard parmi d'autres. Adama Traoré vit paisiblement dans la commune de Beaumont-sur-Oise. Le jour de ses 24 ans, il est interpellé par la gendarmerie.

« En revisitant avec beaucoup de justesse et d'engagement, des sujets tels que le sacro-saint instinct maternel, le baby blues, l'histoire du clitoris ou encore les réfugiés, Emma parvient à remettre en question des vérités qui pouvaient paraître établies. Cette bande dessinée est aussi drôle que touchante et instructive. Ces histoires, partagées par beaucoup d'internautes au vu des 25 000 partages qu'affichent la plupart de ses publications Facebook, sortiront pour la première fois sous la forme de livre. »
Massot Editions, 110 pages, 16 euros.

« (...) La mort d'Adama Traoré, l'épisiotomie, le clitoris, le sexisme, les vacances [ainsi que les répercussions de l'assaut à Saint-Denis le 18 novembre 2015, la "violence des opprimés", "Le Regard masculin", le congé de maternité]... Les sujets qu'Emma aborde dans Un autre regard n'ont, semble-t-il, aucun lien les uns avec les autres, si ce n'est d'être traités de manière à briser les tabous et les clichés. Pourtant ils ont bien au moins un point commun : "Ils concernent des personnes en situation de souffrance, qui appartiennent à la même communauté, explique-t-elle à Girls. Ils sont politiques." (...) » (RTL).

> Lire aussi les articles de TempsRéel-NouvelObs ou de l'HuffingtonPost.
> La page Facebook d'Emma.
> Le site d'Emma.

Vient de paraître

Prise de possession
"Prise de possession"
de Louise Michel

« La brochure-brûlot de Louise Michel intitulée Prise de possession, parue en 1890, est pour la première fois rééditée dans son intégralité et dans son originalité. Le texte original a pu être restauré grâce à de nouvelles sources. Le sens lui est ainsi rendu. Écrite fin 1889, au carrefour de l’activité propagandiste de la femme de tribune et de l’écriture autobiographique et feuilletonesque, cette brochure veut "chauffer" le public et en appelle pour cela, contre la République bourgeoise, à la grande date-centenaire de 1789. Une Louise Michel vivante, à la fois vibratile et tragique, apparaît, suspendue à la fois aux feuilles du jour, à l’actualité, et aux mythes immémoriaux de la lutte prométhéenne contre la Force. Son discours anarchiste résonne d’une vigueur citoyenne qui ne pourrait être plus actuelle. »

 » Il y avait longtemps que les urnes s’engorgeaient et se dégorgeaient périodiquement sans qu’il fût possible de prouver d’une façon aussi incontestable que ces bouts de papier, chargés disait-on de la volonté populaire et qu’on prétendait porter la foudre, ne portent rien du tout.
La volonté du peuple ! avec cela qu’on s’en soucie de la volonté du peuple !
Si elle gêne, on ne la suit pas, voilà tout ; on prétend qu’elle est contre la loi et s’il [n’] en existe aucune, on en fabrique ou on en démarque à volonté comme les écrivains sans imagination démarquent un chapitre de roman.
Le suffrage, dit universel, c’était le dernier espoir de ceux qui voulaient faire vivre encore la vieille société lépreuse, il n’a pu la sauver et la voilà, la marâtre, la parricide, étendue sur la table de dissection, si putréfiée déjà qu’il faut enterrer le cadavre, autour duquel, semblables aux chœurs antiques, gémissent ou vocifèrent toutes les douleurs qu’elle a causées.
N’y a-t-il pas assez longtemps que la finance et le pouvoir font leurs noces d’or à l’avènement de chaque nouveau gouvernement ; c’est depuis toujours, tandis que lourds et mornes les jours s’entassent comme le sable sur les foules, plus exploitées, plus misérables que les bêtes d’abattoir. »

Editions de L'Herne, 88 pages, 7 euros.

12/05/2017

Espagne 1936

Discussion avec Myrtille Gonzalbo, du collectif « les Giménologues »,
autour du communisme libertaire et de l’anarcho-syndicalisme en Espagne. 

À la découverte de la "Mutuelle de Lyon"

Lu sur Rebellyon.info.

On pense tous·tes monnaie monnaie
On veut tous·tes des sous, du pognon, du blé, de la thune, de la maille, de la caillasse, des biftons, du flouze, du fric, de l’oseille, des pépètes, du pèse, des francs, des euros, des écus, de la caillasse, du cash, de la thune !
On mutualise notre argent, on redistribue nos richesses.
On s’y attaque ensemble, parce que seul-e ça nous pourrit la vie !

    « Parfois l’argent c’est beaucoup, parfois c’est rien. 
Peut-être qu’on travaille pour parfois, mais on aime pas l’argent. »

La mutuelle, c’est la mise en commun d’un pourcentage de tout ce que gagne chaque personne pendant le mois, la redistribution directe pour les plus pauvres du mois et une caisse "bison" où on se sert en fonction des besoins et envies entre deux réunions mensuelles.

    « La mutuelle c’est aussi un projet que l’on peut expliquer à d’autres personnes qui ne sont peut-être pas « militant·e·s » et souvent ça leur parle, ça les bouscule un peu aussi ! Parce que c’est une solidarité très concrète qui n’a rien à voir avec les exemples habituels qui relèveraient plutôt de la charité. Et ça fait du bien ! »

Pratiquer la mise en commun de thunes entre personnes avec des vies très diverses nous permet de questionner et travailler concrètement notre rapport à l’argent. C’est en partageant nos situations qu’on se rend compte des conditionnements et des tabous en lien avec l’argent qui découlent de nos classes sociales. Et comme on mutualise, on agit dessus en développant des liens de solidarité concrets qui s’inscrivent dans la durée, que nos situations économiques personnelles changent ou non (salarié·e·s, chômeur·euses, propriétaires, RSAstes, locataires, sans-papier·ères ...).

On ne pense pas pouvoir faire grandir ce groupe indéfiniment. Mais ça nous parait intéressant de partager notre expérience. On serait trop fan de connaître d’autres expériences de ce genre (parce qu’on sait qu’on est pas les seul·le·s à brasser ce sujet) et de voir d’autres mutuelles essaimer ailleurs !

En 2014, est sortie une brochure sur notre expérience. Avec entretiens, explications détaillées, lexique, roman-photo... Pour la télécharger.
https://infokiosques.net/spip.php?article1406

Printemps Citoyen

film



« Pendant 18 mois, Ryslaine Boumahdi a parcouru le monde pour aller 
à la rencontre des initiatives qui réinventent la pratique démocratique. 
Son documentaire "Printemps Citoyen" raconte le parcours inspirant 
de ces innovations en Argentine, en Espagne, en Islande... »

11/05/2017

Au sommaire de "Siné mensuel" de mai

Dossier "Heureusement, il reste les citoyens !" 
Des initiatives solidaires, il y en a des milliers. Siné Mensuel en a choisi quelque-unes :
- une start-up qui récolte de l'argent pour les plus pauvres
- des interprètes multilangues qui traduisent gratis
- des emplois pour les plus pauvres
- des initiatives citoyennes pour les migrants de Paris
- des trocs de graines
- un projet pour faire renaître un village de Côte-d'Or
- un appel pour imposer la solidarité
- des vigies-citoyens pour contrer la malversation des élus
- des graphistes et développeurs bénévoles
- un collectif pour pratiquer une véritable démocratie directe
> Le reste du sommaire de mai.

08/05/2017

Revaloriser la démocratie

« La seule campagne significative à mon sens est précisément une campagne pour la non-présidence. » (JR)

07/05/2017

"Electeur, écoute !", de Sébastien Faure

Sébastien Faure
  
 
Anarchie 
Anarchisme 
Elections
"La Brochure mensuelle", avril 1924. Texte de Sébastien Faure (1919).

06/05/2017

On se détend, m... !



"Tu Votes" (La Chanson du Dimanche, saison 1, avril 2007).

Allez, on souffle un peu...



"Clandestino" (1998) de Manu Chao. Interprété par des musiciens du monde entier
pour le projet Playing for change.

Une nuit avec Léo Ferré


Léo Ferré
"Avec le temps... Une nuit avec Léo Ferré",
« Le 1er janvier 1988, Léo Ferré retraçait avec ses amis (peintres, poètes, philosophes, hommes politiques, musiciens...) et en chansons sa vie et son œuvre. Une émission exceptionnelle qui permettait de s'immerger dans l'univers du poète durant six heures avec un long entretien et des extraits d'archives d'actualités. »

Avec la participation de : Jean-Michel Boris, Jean-Claude Casadesus, Jean-Pierre Chabrol, Jacques Attali, Francis Claude, Maxime Le Forestier, Anne-Marie Houdebine, Paco Ibanez, Sapho, Catherine Sauvage, Jean Vasca.

Oeuvres entendues au cours de l'émission : Le Mal aimé (2'20) / (enregistrement 1957, bande appartenant à Léo Ferré), Avec le temps (5'25), Graine d'ananar (2'), avec Jean-Pierre Chabrol, Le Flamenco de Paris (3'20), Le Bateau espagnol (4'30).

Au sommaire de "L'âge de faire" de mai

Mai 2017
Le peuple des jardins
« Plaisir de prendre l’air, de voir pousser les futures récoltes, plaisir d’une autonomie retrouvée, plaisir anticipé des papilles… Le jardinage ne connaît pas les classes sociales et les différences d’âge. C’est aussi un formidable outil pour se réapproprier l’espace public, créer du lien, résister, échanger des savoirs, faire germer des projets… Balade des jardins ouvriers aux jardins de la ZAD, en passant par les jardins partagés et d’insertion. »

ET AUSSI :
• Pays basque : les non-violents imposent la paix • Auto-construction à l’école de l’autonomie énergétique • Déchets : des élus à la ramasse • Voyage dans le futur d’hier •
Guyane : ruée sur l’or et crise sociale • Le calendrier du potager • Paris : Des JO écolo ? • La Lorgnette : dialogue avec la police • Abattoirs : la violence des cadences •
Fiche : une fontaine qui rend l’eau potable.
> En savoir plus

Le 8 mai, la lutte (re)commence

Voyage en anarchie


Le 1er mai dernier, "Affaires sensibles" était consacré à l'histoire de l'anarchisme.
Invité : Tancrède Ramonet, réalisateur de "Ni Dieu ni maître: Une histoire de l’anarchisme".
Pour écouter l'émission, cliquer sur la flèche du player ci-dessus.