20/02/2017

L'autogestion au Venezuela

DVD
"L'expérience Cecosesola"
de Ron Kerneur et David Ferret

« En 1967, quelques habitants de la ville de Barquisimeto, au Venezuela, s'associent pour enterrer dignement leurs morts : la coopérative Cecosesola est née. Malgré les pressions politiques, leur modèle autogestionnaire progresse et se diversifie. Cinquante ans plus tard, ce sont plus de 1200 travailleurs associés qui gèrent des supermarchés populaires, les ferias, où affluent chaque semaine des milliers de consommateurs. Égalité des revenus, rotation des postes, et absence de hiérarchie sont devenus les piliers de l'organisation.
Des membres de la coopérative et des universitaires nous expliquent les forces de l’organisation et nous amènent à réfléchir à la possibilité de mener des projets alternatifs de cette échelle en Europe. »
DVD de 71 minutes, Doriane Films, 15 euros. Sorti en septembre.
BONUS : Ceconave, Elitza et la santé, Les jeunes à la granja, Agustos Privas.

Deux extraits



> Lire aussi l'article de Bastamag.
> Et celui du Monde libertaire, repris par Autogestion.asso (pdf).

Voir ci-dessous un autre film sur Cecosesola.

19/02/2017

Vient de paraître

Seth Tobocman
"Quartier en guerre"
New York, années 1980", 

de Seth Tobocman
« Manhattan, années 1980. Couvre-feu, violences policières, expulsions...
Les politiques sécuritaires et spéculatives s'abattent sur le quartier populaire du Lower East Side. Mais ses habitants résistent : squats, manifestations sauvages, émeutes... Ce roman graphique rend compte de cette histoire par une succession de portraits où se croisent les vies tumultueuses d'immigrés, de sans-abri, de punks et autres pauvres pour qui la solidarité et l'auto-organisation deviennent des armes. Au plus fort de son art du reportage BD, Seth Tobocman, compagnon de route de Peter Kuper et d'Eric Drooker, signe un livre d'une rare finesse, écrit sur plus de dix ans, alors qu'il squattait lui-même à deux pas du centre mondial de la finance. » 
Editions CMDE, collection Les réveilleurs de la nuit, noir & blanc, 332 p., 27 €.



12/02/2017

"L'anarchisme sous la Révolution française"

Révolution
"De la table rase institutionnelle à la contestation permanente des lois",
d'Erwan Sommerer

« La Révolution française compta-t-elle des anarchistes dans ses rangs ? La question semble anachronique. Si le terme existe bien à l'époque, il est avant tout péjoratif et son usage vise à discréditer les révoltes populaires, les partisans de la Terreur voire les contre-révolutionnaires. Toutefois, au fil des évènements, de façon marginale ou implicite, émergent des revendications qui préfigurent certains aspects de l'anarchisme du XIXe siècle. Ainsi, le rejet de la monarchie, exprimé sous la forme d'une lutte contre la tyrannie, évolue vers une critique générale du pouvoir et des institutions.

De même, l'esprit de "table rase" aboutit à une contestation généralisée des lois et des traditions allant jusqu'à la possibilité d'une "révolution permanente". C'est alors le retour à l'ordre étatique et à toute forme d'obéissance à l'autorité qui est refusé. Sans oublier la conviction que la liberté de changer de régime est un bien précieux qui doit être valorisé et préservé au lieu d'être neutralisé.

A travers l'étude d'auteurs qui ne sont pas habituellement décrits comme anarchistes (tels Condorcet, Sieyès ou Marat), il s'agit dans ce livre de défendre l'idée qu'une séquence révolutionnaire, moment de crise et de transition entre des systèmes politiques irréconciliables, génère spontanément des modes de pensée et des comportements anarchistes, même si ceux-ci ne sont pas explicites ou assumés comme tels. »
Editions du Monde libertaire, 70 pages, 5 euros.

10/02/2017

L'énergie, c'est chacun de nous

« Depuis une dizaine d’années, les collectifs d’"énergie citoyenne" se multiplient pour créer des sociétés de production d’énergie renouvelable. Le but : échapper aux intérêts privés et à la spéculation. Des dizaines de projets ont déjà été réalisés. (...) »

01/02/2017

"Siné Mensuel" de février est en kiosques


Oléoducs, c'est reparti !

L'autre Italie


« Le réseau italien "Hors Marché !" ou «"Dehors le marché !" est un circuit de production et de distribution implanté aux 4 coins de l’Italie (...) grâce à des liens tissés entre des collectifs militants et l’implication de centres sociaux. Il rassemble aussi bien une usine démantelée et réappropriée par les salariés en Lombardie (RiMaflow) qu’une terre occupée en Toscane (Genuino Clandestino), ou encore de petits producteurs et collectifs de migrants en Calabre (SOS Rosarno), des projets de mutuelles et de coopératives entre étudiants, paysans et personnes migrantes dans les Pouilles. (...) » (LIRE LA SUITE) 

28/01/2017

Déshabillons l'habillement

« Jusqu’au 21 février, les enseignes vivent à l’heure des soldes et de la consommation frénétique. En négligeant les impacts sociaux et environnementaux de l’industrie mondiale de l’habillement, dont la production a doublé depuis l’an 2000. » (Lire l'article)

> Lire aussi le dossier sur les ravages de la "fast fashion" de Greenpeace.

27/01/2017

Réussir la transition énergétique en France

26/01/2017

Le nucléaire, sans partage

Théâtre en terres d'espoir



En novembre dernier, la Maison des Métallos rendait hommage à Jean Maitron et à son dictionnaire biographique du mouvement ouvrier et du mouvement social, via une lecture d'extraits du livre d'Edwy Plenel Voyage en terres d'espoir.

Avec des évocations de : Jean Maitron, Gracchus Babeuf, Jeanne Deroin, Elisée Reclus,
Félix Fénéon, Paul Delesalle, Clara Zetkin, Suzanne Masson, Jean-Pierre Timbaud, Madeleine Riffaud. Introduction par Edwy Plenel, lecture par Robin Renucci, Florian Sitbon, Nadine Darmon.

L'équipe du Maitron vous donne un nouveau rendez-vous le mercredi 22 mars, 
pour un colloque dans le grand amphithéâtre de l'université de la Sorbonne, à Paris.
Pour ceux qui voudraient se procurer les 12 tomes du Dictionnaire biographique  
mouvement ouvrier mouvement social (1940-1968), il est disponible exceptionnellement 
jusqu'au 31 janvier 2017 au prix de 500 euros au lieu de 780 euros (bon de commande).

25/01/2017

Du rêve au cauchemar

Teulade
"Le Petit Prince de Calais", 
de Pascal Teulade 
et Marie Mignot
Présentation : « Jonas a 15 ans et vit en Érythrée. Ce qu’il aime par dessus tout c’est pêcher avec son père. L’école l’ennuie. Un jour, le directeur le convoque et annonce qu’il a obtenu une dérogation et que Jonas va pouvoir, malgré son jeune âge, intégrer l’armée. Mais l’armée, en Érythrée, c’est pire qu’une prison. Ses parents décident alors, pour le sauver, de l’envoyer chez un cousin éloigné en Angleterre. Commence pour le jeune garçon un voyage extrêmement dangereux. Seul, ne parlant que le Tigrigna. A Calais, il vit le pire...

Pascal Teulade a imaginé son héros après avoir effectué un séjour dans la jungle de Calais pour Médecins du monde. Un séjour qui l’a profondément marqué. Avec Jonas, le lecteur est vraiment au cœur de la jungle. Il ressent sa peur et son isolement, partage sa détresse. Un livre fort qui met le doigt là où ça fait mal et nous place devant nos responsabilités. »
Editions La Joie de lire, 168 pages, 9,90 euros. Sorti en octobre. 
A partir de 11 ans. Droits reversés à Médecins du monde.

"La loi du marché" en chanson



"La loi du marché" : Cyril Mokaiesh, en duo avec Bernard Lavilliers,
Extrait de l'album "Clôture", sorti le 20 janvier.

23/01/2017

Comment tout a commencé ?

Daeninckx
"Papa, pourquoi 
t'as voté Hitler ?"
de Didier Daeninckx et Pef
« Rudi assiste avec ses parents au succès du parti nazi aux élections de 1933. Grâce à une alliance au Parlement, Hitler accède au pouvoir. Face à l’escalade qui conduit très vite à la dictature, à la guerre et aux crimes les plus monstrueux, le jeune garçon ne comprend pas. Que va devenir Mariele, sa petite sœur un peu différente ? Pourquoi son père a-t-il choisi ce bulletin de vote ? Où cette violence mène-t-elle le monde ? »
Editions Rue Du Monde, 48 pages, 
15,80 euros. Roman jeunesse. Dès 9 ans.
Paru en octobre 2016. 
> Ecouter l'interview de D.Daeninckx sur Radio libertaire.

21/01/2017

Aux racines de la violence



En novembre, le dossier de "La Tête au carré" était consacré à la non-violence.
Avec Jean-François Bernardini (AFC Umani
et Laurent Bègue, professeur de psychologie sociale.

Présentation : « Plus qu’un refus de la violence dans la résolution des conflits, la non-violence est une philosophie, une attitude au quotidien, et un projet pour la société. Les partisans de la non-violence ont recours à des moyens pacifiques pour promouvoir leurs idées, combattre une injustice ou pour résister à une agression. La non-violence promeut une attitude de respect de l'autre dans le conflit et une stratégie d'action politique pour combattre les injustices. Loin de se limiter à un refus de la violence, à une résignation ou de la passivité, la Non-Violence est une manière d’être, de penser, qui vise à promouvoir des méthodes efficaces et respectueuses de l’autre, pour mieux vivre ensemble et éviter les cercles infernaux. En six ans, avec l'association AFC Umani, Jean-François Bernardini a donné plus de 150 conférences sur la non-violence auprès des jeunes. Comprendre les racines de la violence est aussi un moyen de mieux la combattre. C’est à ce niveau qu’interviennent les connaissances récentes en psychologie sociales et neurosciences cognitives, ce que nous verrons avec notre deuxième invité Laurent Bègue. »
Pour (ré)écouter l'émission, cliquer sur la flèche du player ci-dessus.

Génération ingouvernable

Solidarité Chiapas

Au revoir, présidents !

18/01/2017

" Tous les gouvernements mentent"



« Isador Feinstein Stone, alias "I. F." ou "Izzy" Stone (1907-1989) est l’une des figures les plus glorieuses du journalisme américain : farouchement indépendant et engagé à gauche, il a battu en brèche durant des décennies la propagande gouvernementale, dénonçant les abus du maccarthysme comme la ségrégation raciale, la guerre du Viêtnam comme la collusion entre l’industrie et le pouvoir. Au nom de sa devise, "Tous les gouvernements mentent", il défend âprement la liberté et la démocratie promises par la Constitution dans un bulletin hebdomadaire austère et dépourvu de toute publicité. Placé sous son autorité tutélaire, ce documentaire part à la rencontre de ses héritiers dans l’Amérique d’aujourd’hui – engagée au moment du tournage dans une campagne qui n’avait pas encore été couronnée par la victoire de Trump, mais avait déjà vu éliminé le candidat à l’investiture démocrate Bernie Sanders.

Ils forment la "crème de la crème" du journalisme indépendant de gauche américain et s’appellent Amy Goodman (Democracy now!), Jeremy Scahill et Glenn Greenwald (créateurs du site d’investigation The intercept, dans la foulée des révélations d’Edward Snowden sur la NSA, qu’ils ont contribué à rendre publiques), Matt Taibbi (chroniqueur politique pour Rolling Stone), David Corn (Mother Jones), Cenk Uygur (créateur de l’émission The young Turks)... On suit aussi John Carlos Frey dans l'enquête patiente qu'il mène au Texas, grâce au soutien financier d'une fondation, sur des charniers, vraisemblablement de migrants assassinés, dont les autorités se désintéressent totalement. Tous ont pour armes un métier qu’ils revendiquent avant tout comme un artisanat et un engagement, et la formidable puissance d’Internet, qui leur a permis de s’adresser directement au public sans dépendre de la publicité.

Le réalisateur Michael Moore, le philosophe Noam Chomsky, mais aussi Carl Bernstein, célèbre pour avoir révélé, avec Bob Woodward, le scandale du Watergate qui fit tomber Nixon, joignent leurs voix pour dresser un état des lieux à la fois accablant et passionnant du fonctionnement des grands médias aujourd’hui. Des networks télévisés comme ABC et NBC au vénérable New York times, la concentration croissante des titres, la course à l’audience et la confusion des intérêts publics et privés promeuvent une forme de propagande de masse – en particulier, depuis le 11-Septembre et l’invasion américaine de l’Irak, dans les domaines de la défense et de la sécurité. Une très convaincante enquête à charge qui, au-delà de la question américaine, invite à la réflexion tout citoyen soucieux d’être informé de l’état du monde. »
Disponible en replay sur Arte7 pendant 29 jours.

17/01/2017

Malaise dans la démocratie

Samedi 28 janvier • Paris

"Quelle justice pour les anarchistes ?"
Débat autour du numéro 37 de Réfractions
« Si la justice consiste à évaluer le comportement des individus en fonction d’un ensemble de lois morales ou juridiques, et à les punir s’ils les transgressent, alors il est évident que les anarchistes la rejetteront toujours. Du moins est-ce le cas dans une société dont les lois ne sont que l’expression d’une autorité illégitime. Mais qu’en serait-il dans un groupe ou une société anarchistes ? Si les lois sont énoncées de façon égalitaire par des individus libres et autonomes qui s’associent et décident en commun de leur destin, comment les faire appliquer ? Comment réagir en cas de transgression ?

Le numéro 37 de la revue Réfractions s’est intéressé à cette question sous plusieurs facettes.

D’abord en réfléchissant à ce que peut être une justice proprement anarchiste, fondée sur la délibération et la réparation plutôt que sur la vengeance ou le châtiment. Mais aussi en se demandant dans quelle mesure les figures controversées du juge, voire du policier, seront amenées à disparaître dans une telle situation. Enfin, en posant la question du lien entre anarchisme et transgression : finalement, l’irrespect des lois, quelles qu’elles soient, n’est-il pas le cœur de l’attitude libertaire ?

A partir de ces questionnements et d’une présentation des grands axes du numéro (qui comporte des articles sur Godwin, Novatore, les jeux auto-arbitrés ou encore le Chiapas et le Rojava), un débat sera organisé sur le thème du rapport en droit, justice et anarchisme.

11 janvier, à 16h30, librairie Publico, 145, rue Amelot, Paris 11e.

15/01/2017

Etat d’urgence : non à l’état d’accoutumance