14/10/2017

"Nous avons le pouvoir de changer le monde"



Rencontre avec Mary Clear, fondatrice du mouvement
des Incroyables Comestibles (Todmorten - UK).

13/10/2017

En salles le 18 octobre

film Otero
"L'Assemblée",  
documentaire de Mariana Otero
 
« Le 31 mars 2016, sur la place de la République, à Paris, naît le mouvement Nuit Debout. Pendant plus de trois mois, Mariana Otero, la réalisatrice d'Histoire d'un secret, d'Entre nos mains et d'A ciel ouvert, est venue filmer chaque jour. Loin du regard médiatique souvent réducteur, elle a voulu raconter l'extraordinaire effervescence qui embrasait quotidiennement la place, où des citoyens et citoyennes venu·e·s de tous horizons réinventaient avec passion une nouvelle forme de démocratie.

L'Assemblée sort le 18 octobre dans plusieurs dizaines de villes, comme Avignon, Bayonne, Bordeaux, Caen, Clermont-Ferrand, Dijon, Grenoble, Lille, Lyon, Marseille, Metz, Montpellier, Nancy, Nantes, Nice, Pau, Rennes, Rouen, Saint-Etienne, Strasbourg, Toulouse, Tours, Valence... (liste des salles).

Afin de poursuivre la réflexion engagée par L'Assemblée, de nombreux débats post-projections seront organisés à Paris à partir du 18 octobre au cinéma l'Espace Saint-Michel. Au programme : Monique et Michel Pinçon-Charlot (18 oct), Frédéric Lordon (20 oct), Loïc Blondiaux (22 oct + 8 nov), Albert Ogien (24 oct), Thomas Coutrot (26 oct), Philippe Urfalino et Pamella Edouard (27 oct), Nicolas Krameyer (Amnesty International France) (19 oct), Frédéric Raguénès (19 oct), vidéaste militant, la commission constitution de Nuit Debout (28 oct), Alison Fayol et Jean-Marie Bataille, de la commission travail social, l'Orchestre Debout (30 oct), Yves Sintomer (4 nov), Sophie Wahnich (6 nov), Manuel Cervera Marzal (7 nov)...

Nous vous attendons nombreux·ses dans les salles
pour poursuivre la réflexion sur la démocratie. »
> En savoir plus sur le film.

12/10/2017

Vient de paraître

Syllepse
"Les soviets de Petrograd (1917-1918)",
de David Mandel

Présentation : « Images d’Épinal de la révolution russe de 1917, les soviets restent mal connus. Comment sont-ils nés ? Qui en était membre ? Quels étaient leurs rôles ? Que voulaient-ils ? Nés de la volonté des ouvriers, dans une situation de guerre et de marasme économique aigu, de contrôler la production contre le sabotage des patrons, ils se sont vite heurtés à leur hostilité ainsi qu’à celle du gouvernement provisoire de Kerenski. Ils sont alors conduits à prendre des responsabilités dans la gestion des entreprises et du pays et, au paroxysme de la crise sociale, politique et militaire, à se poser en alternative d’un appareil d’État déliquescent. Ils suivront ainsi un chemin hésitant jusqu’à la crise révolutionnaire d’octobre 1917 où surgit le mot d’ordre bolchevique "Tout le pouvoir aux soviets !". L’ouvrage propose une radiographie sociale et culturelle des ouvriers de Petrograd, fer de lance de la révolution. Il offre de nombreux témoignages des acteurs de l’époque, y compris ceux d’éléments hostiles à la révolution. »
Editions Syllepse, 568 pages, 25 euros. Sorti en septembre.

SOMMAIRE
1. Les cultures politiques au sein de la classe ouvrière
les ouvriers qualifiés - les ouvriers non qualifiés - l’« aristocratie  ouvrière » -
le facteur générationnel
2. La composition sociale de la classe ouvrière de Petrograd et de ses arrondissements
3. La lune de miel de la révolution : des journées de février aux journées d’avril
le mouvement ouvrier pendant la guerre
la révolution de février et la naissance du double pouvoir
relations des ouvriers au pouvoir et aux classes possédantes
le double pouvoir à la lumière des positions avant la révolution
pourquoi le double pouvoir ?
4. La révolution de février dans les usines
la journée de huit heures - les salaires - la campagne de presse contre l’« égoïsme ouvrier»
les relations entre les ouvriers et les directions : 
la « démocratisation de la vie dans l’usine »
la purge dans les directions des usines - les comités d’usine
5. Des journées d’avril aux journées de juillet
les journées d’avril - le premier gouvernement de coalition - la rupture avec les classes possédantes - les causes sous-jacentes du basculement en faveur du pouvoir des soviets - l’offensive militaire du 18 juin - la régulation de l’économie
6. La lutte pour le pouvoir dans les usines d’avril à juin
7. Les journées de juillet
les ouvriers et la majorité «conciliatrice » du soviet les journées de juillet
la réaction se déchaîne
8. Repenser la révolution : démocratie révolutionnaire ou dictature du prolétariat ?
les classes possédantes à l’offensive - rejet final du « conciliationnisme»
la question de la « démocratie révolutionnaire »
9. Du soulèvement de Kornilov à la veille d’octobre
le soulèvement de Kornilov - la conférence démocratique - cap sur le pouvoir des soviets
10. Lutte des classes dans les usines (septembre-octobre)
les comités d’usine sous pression la lutte pour la production
le contrôle ouvrier bloqué - du contrôle ouvrier vers la gestion ouvrière
les comités d’usine sous pression de la base
la lutte pour la production et la question du pouvoir politique
le calme sur le front des salaires
11. À la veille de l’insurrection
12. La fin de la « démocratie révolutionnaire »
l’attitude des ouvriers devant l’insurrection
la question d’un « gouvernement socialiste homogène » - l’unité par la base
13. L’assemblée constituante et l’émergence d’une opposition ouvrière
les élections - la dissolution de l’assemblée constituante - les tchernorabotchie et la montée de l’influence anarchiste - les lignes se durcissent
14. La révolution d’octobre dans les usines
contrôle « actif » ou « passif » ?
vers la nationalisation - la gestion des entreprises nationalisées
15. Puisez dans vos dernières forces ou acceptez la défaite !
la dispersion de la classe ouvrière de Petrograd
la « paix obscène » - montée et échec de l’opposition

11/10/2017

À l'abordage !

L'éclat
"Utopies pirates.
Corsaires maures et Renegados d’Europe", de Peter Lamborn Wilson

« Du XVIe au XVIIIe siècle, tandis que les pirates des pays barbaresques sillonnent les mers et réduisent en esclavage des milliers de captifs, autant d’Européens, abandonnant la prude et despotique Europe chrétienne, se convertissent à l’islam et ­d’aucuns rejoignent les communautés pirates. Certaines d’entre elles "abritaient des micro-sociétés vivant délibérément hors-la-loi et étaient bien déterminées à le rester, ne fût-ce que pour une vie brève, mais joyeuse", écrit Hakim Bey dans le prologue de la TAZ. Peter Lamborn Wilson revient sur ces ­utopies pirates et plus particulièrement sur l’une d’entre elles, la République de Salé, où convergèrent au XVIIe siècle nombre de ces Renegados, dont l’histoire semble s’être abîmée en mer avec leurs rêves de société égalitaire. Fin connaisseur des hérésies modernes, Peter Lamborn Wilson a publié, sous quelques hétéronymes, plusieurs textes fondateurs qui naviguent sur la toile à la vitesse des anciennes caravelles, ou s’ancrent temporairement aux catalogues de ­maisons d’édition autonomes, le temps d’une génération (ou deux). »

La première édition française de ce livre a paru 
pour la première fois en 1998 aux Éditions Dagorno.
Editions L'éclat, 240 pages, 8 euros.

09/10/2017

Vient de paraître

Les liens qui liberent
"L'Entraide. 
L'autre loi de la jungle",
de
Pablo Servigne 
et Gauthier Chapelle

Présentation : « Dans cette arène impitoyable qu’est la vie, nous sommes tous soumis à la "loi du plus fort", la loi de la jungle. Cette mythologie a fait émerger une société devenue toxique pour notre génération et pour notre planète.

Aujourd’hui, les lignes bougent. Un nombre croissant de nouveaux mouvements, auteurs ou modes d’organisation battent en brèche cette vision biaisée du monde et font revivre des mots jugés désuets comme "altruisme", "coopération", "solidarité" ou "bonté". Notre époque redécouvre avec émerveillement que dans cette fameuse jungle il flotte aussi un entêtant parfum d’entraide…

Un examen attentif de l’éventail du vivant révèle que, de tout temps, les humains, les animaux, les plantes, les champignons et les micro-organismes – et même les économistes ! – ont pratiqué l’entraide. Qui plus est, ceux qui survivent le mieux aux conditions difficiles ne sont pas forcément les plus forts, mais ceux qui s’entraident le plus.

Pourquoi avons-nous du mal à y croire ? Qu’en est-il de notre ten­dance spontanée à l’entraide ? Comment cela se passe-t-il chez les autres espèces ? Par quels mécanismes les personnes d’un groupe peuvent-elles se mettre à collaborer ? Est-il possible de coopérer à l’échelle internatio­nale pour ralentir le réchauffement climatique ?

À travers un état des lieux transdisciplinaire, de l’éthologie à l’anthro­pologie en passant par l’économie, la psychologie et les neurosciences, Pablo Servigne et Gauthier Chapelle nous proposent d’explorer un im­mense continent oublié, à la découverte des mécanismes de cette "autre loi de la jungle" ».

Pablo Servigne et Gauthier Chapelle ont tous deux une formation d’ingénieur agronome et un doctorat en biologie. Ils ont quitté le monde académique pour devenir « chercheurs in(Terre)dépendants ». Le premier est notamment co-auteur de Comment tout peut s’effondrer. Petit manuel de collapsologie à l’usage des généra­tions présentes (Seuil, 2015). Le second a coécrit Le Vivant comme modèle. La voie du biomimétisme (Albin Michel, 2015).
Les Liens qui libèrent, 400 pages, 22 euros.
Sortie le 11 octobre 2017.


« Pablo Servigne et Gauthier Chapelle remettent en cause bien des frontières instituées entre les disciplines scientifiques – des frontières trop souvent hérissées de barricades et de barbelés. Et ils ouvrent la perspective de démarches de pensée généralistes et synthétiques qu’on avait trop tôt déclaré impossibles voire indésirables. […] Je voudrais souligner la fluidité et la maestria pédagogique avec lesquelles nos auteurs nous font entrer dans un univers infiniment complexe qu’ils rendent aisément accessible. […] Après les livres de Matthieu Ricard ou de Jacques Lecomte, qui avaient ouvert une première brèche, L’Entraide vient à point pour nous aider à déconstruire cette croyance hégémonique [que dans la vie sociale, tout – actions, normes, institutions, croyances, etc. – s’explique par le jeu des intérêts en conflit, conscient ou inconscient]. »
Alain Caillé, extrait de la préface.

05/10/2017

Décolonisons les Amériques !

Standing Rock

Journée internationale de solidarité 
avec les peuples amérindiens

« Comme chaque année depuis 1980, le CSIA-Nitassinan célèbre en région parisienne la Journée internationale de solidarité avec les peuples amérindiens. Journée décrétée en 1977 par les représentants autochtones des Amériques rassemblés pour la première fois au siège des Nations Unies à Genève. Ce sera l’occasion pour les adhérents et les sympathisants du CSIA-Nitassinan d’écouter, d’échanger et de construire la solidarité avec les délégués amérindiens qui auront fait le voyage afin d’être avec nous.

Concert "DECOLONIZE AMERICA ! WATER IS LIFE"
Samedi 14 octobre, de 14 à 22h.
Salle Jean Dame, 17, rue Léopold Belland, Paris 2e.M° Sentier.

AVEC : Tara Houska (Anishinabe, directrice de Honor The Earth), Kanahus Manuel (militante Secwepemc et Ktunaxa de Colombie-Britannique, au Canada, luttant notamment contre l’extension d’un oléoduc au Canada, le Kinder Morgan - Trans Mountain Pipeline et une des coordinatrices de campagne décoloniale contre les célébrations du 150e anniversaire de la création de la Confédération canadienne), Cannupa Hanska Luger (artiste plasticien Mandan, Hidatsa, Arikara, Lakota, né sur la réserve de Standing Rock dans le Nord Dakota, ayant participé au collectif d’artistes en résistance contre l’oléoduc DAPL), Christophe Pierre (activiste et cinéaste Kali’na, co-fondateur de "Jeunesse autochtone de Guyane" qui lutte contre le projet minier "Montagne d’or") et un.e représentant.e du Congrès national indigène (CNI) du Mexique, qui viendra présenter l’initiative du "Conseil Indigène de Gouvernement" et la candidature de Marichuy à la présidentielle mexicaine en 2018 (sous-réserve). »

Pour en savoir plus, cliquer sur l'affiche ci-dessus.

Concert de solidarité

Pour en savoir plus sur Red Fawn, cliquer sur l'affiche.

Grosses légumes

Rue de l'échiquier
"Monsieur Loup a les crocs"
de Sébastien Chebret
et Sandrine-Marie Simon

Présentation : « Monsieur Loup a une très grande faim, il mangerait bien au moins trois petits cochons… Cette histoire vous dit quelque chose ? Eh bien, détrompez-vous ! Dans cette version, contre toute attente, les petits cochons vont ouvrir leur porte au loup affamé. Ils commencent par l’installer confortablement, l’équiper d’une grande serviette autour du cou, puis ils le régalent d’un festin de légumes fraîchement cuisinés. Le loup, incrédule, ne peut que le constater : non seulement il est rassasié, mais en plus il a beaucoup aimé ce qu’il a dégusté… Un album qui revisite avec humour un conte populaire pour inciter les enfants à s'interroger sur nos croyances, nos habitudes et nos usages, qu'ils soient alimentaires ou non. Une histoire qui parle de différence, de préjugés, du fait d’ouvrir sa porte à un étranger, etc. Un livre, enfin, qui incite les enfants à s’interroger sur le végétarisme et la consommation de la viande. »
Éditions Rue de l'échiquier, 32 p., 12,90 €. Sortie le 5 octobre.

02/10/2017

Anarchie à la ferme

Vu sur le site de la librairie Publico :

Pour un projet de centre documentaire 
anti-autoritaire en milieu paysan

(...) Une accumulation de plus de 3000 livres, au moins autant de DVD, des centaines de brochures, des documents d’archives anarcho-syndicalistes, des films sur support argentique et le matériel de projection adéquat en super 8, 16 et 35 mm, attendent la construction du local de stockage et consultation qui permettra que nombreux on puisse venir en tirer tout le jus, toute la « substantifique moelle ».

Ce centre documentaire, avec les aménagements permettant des séjours de toutes durées, devait à l’origine être installé dans la « Ferme agro-poétique de Malescalier », acquise à cette fin près de La Salvetat-sur-Agoût, dans l’Hérault. Il a fallu déchanter hélas et se rendre à l’évidence que les conditions géophysiques du lieu sont assez peu compatibles avec l’intégralité du projet. Il a donc été décidé de le déplacer de quelques kilomètres, toujours dans l’Hérault, du côté de Minerve, pour rejoindre la Ferme du Maquis et son collectif paysan de Cravirola.

Il reste un obstacle à franchir : le financement du local. Unies dans le projet, les associations Étais d’émancipation (42800 Rive-de-Gier), Cinépelloche (26400 Crest) et Germinal (75011 Paris) œuvrent ensemble à la création d’un réseau de soutien.

Il reste encore à réunir environ 30 000 € pour construire la grande salle. C’est impressionnant mais, en beaucoup de domaines, la mise en commun de petites possibilités individuelles permet d’atteindre ce qui au premier abord pouvait sembler hors de portée, vaincre ce qui avait l’air insurmontable, réaliser ce qui aux malheureuses solitudes timorées, grincheuses, tourmentées et rongées de pessimisme paraît toujours chimérique. Alors, rêvons un peu… (...)

Cent vingt belles générosités de 250 € chacune, rassembleraient aussi bien le nécessaire trésor. Les moins fortunées étant le plus grand nombre, ce n’est pas faire preuve de démence que d’imaginer qu’il pourrait s’en trouver deux cent quarante capables de consacrer 3,50 € par mois pendant trois ans à la création du centre. Il ne faut pas plus de quatre cents quatre-vingt bourses aussi généreuses que modestes pour que le projet devienne bientôt réalité grâce à des participations de 1,75 € par mois, trois années durant.

(...) Aux yeux de la petite assemblée qui a pris l’initiative de cette entreprise, il n’est pas question de voir les contributions financières cantonnées à n’être que cela. Tout autant qu’une demande d’aide financière, cet appel est une invitation à la mise en relation de bonnes volontés, de vitalités égalitaires portées par quelque passion à s’unir pour produire et partager un bien commun. Il y a matière à entrer dans le jeu pour lui apporter du souffle. On peut songer dans un premier temps à ce que se forment de petits groupes d’amitiés pour récolter des fonds, mais aussi pour faire courir l’information, suivre et surveiller le déroulement du programme, venir participer sur place aux réjouissantes avancées de la construction, espérons nous, et aux développements de ses suites.

Qui veut apporter son aide peut s’inscrire dans la modalité de son choix, voire en combiner plusieurs ou même en inventer d’autres et les proposer. Des chèques sont d’ores et déjà les bienvenus. Le cas échéant ils sont à mettre à l’ordre de Étais d’Émancipation.
Les adresser à : Étais d’Émancipation, 37, rue Anatole France, 42800 RIVE-de-GIER.
Pour des virements, demander le RIB de l’association à la même adresse, ou par internet à : etais.emanci(at)laposte.net

Pour en savoir plus, réunion-débat sur le sujet jeudi 12 octobre, à 19h30, à la librairie Publico, 145, rue Amelot, Paris 11e. M° République, Oberkampf ou Filles du Calvaire.

> En 2015, Radio CNT présentait déjà le projet ICI (à 1:05 de l'émission).

Où va t-on ?

LLL Attac
"Le monde qui émerge.
Les alternatives qui peuvent tout changer"


« Derrière l’instabilité et le chaos d’un monde chaque jour plus imprévisible, de nouvelles pratiques sociales, de nouvelles idées et de nouveaux concepts émergent. Sur tous les continents, des groupes militants, des communautés villageoises et des peuples autochtones résistent à l’oppression et à l’exploitation. Dans ces mobilisations, ils défendent ce qui, dans leurs histoires et traditions, constitue autant de points d’appui pour leurs luttes et ils imaginent les alternatives qui rendraient le monde plus juste. Les peuples indigènes des Andes défendent à la fois les droits de la nature, de la "Terre-Mère", et une relation différente entre les humains que celles qui ont été imposées par le système colonial.
Les communs du Moyen Âge européen et leurs équivalents sur les autres continents connaissent aujourd’hui un renouveau, portés par le numérique et la gestion des biens naturels. En Asie, des militants ont défendu la "déglobalisation" comme une alternative à la mondialisation néolibérale. Des différentes régions du monde émergent des approches comme l’écoféminisme ou la décroissance. Toutes ces expériences sont situées socialement et géographiquement, mais leur portée peut devenir universelle : c’est ce que les auteurs présentent dans cet ouvrage. »
Editions Les liens qui libèrent / Attac, 224 p., 13,50 €. Paru en août 2017.

01/10/2017

La solidarité n'est pas un crime

Don Quichotte
"Ce qu'ils font est juste"
Collectif, dirigé par Béatrice Vallaeys

Présentation : « L’étranger est par essence louche, suspect, imprévisible, retors, de taille à commettre des avanies, même s’il survit dans le plus profond dénuement, s’il souffre de la faim, du froid, qu’il n’a pas de toit pour se protéger. L’étranger, homme, femme ou enfant, représente toujours un danger, qu’il faut combattre à tout prix

La loi dispose que "toute personne qui aura, par aide directe ou indirecte, facilité ou tenté de faciliter l’entrée, la circulation ou le séjour irrégulier d’un étranger en France" encourt jusqu’à cinq ans d’emprisonnement et 30 000 euros d’amende.

Cette sanction pénale est réservée aux "aidants" désintéressés, animés par le seul élan d’humanité et de dignité vis-à-vis d’eux-mêmes et de ceux voués à tout juste subsister. Ils ont choisi, en connaissance de cause, de commettre ce qu’on appelle le "délit de solidarité" ou «"d’hospitalité". Des expressions devenues familières, dans leur obscénité, depuis qu’on a vu traduits devant les tribunaux des "désobéissants", paysans, professeurs, élus municipaux, citoyens bienfaisants coupables d’avoir, sans contrepartie d’aucune sorte, secouru, protégé, rendu service à des hommes, femmes et enfants qui n’avaient pas l’autorisation de fouler la terre française.

Les élections présidentielle et législatives en France ont fourni l’occasion d’une chasse aux désobéissants, comme si la majorité des candidats s’étaient accordés pour rassurer l’opinion en la sommant de collaborer : la France ne laissera pas entrer chez elle des hordes de réfugiés, de migrants si menaçants. Chaque jour a apporté son nouveau délinquant, lequel n’a pas désarmé, il est entré en résistance. Il offre le gîte, le couvert, la circulation à des exilés miséreux, il est capturé par des policiers, punit par des magistrats… et il recommence, parce que l’hospitalité et la solidarité ne sont pas une faveur mais un droit, un devoir et qu’il aime accomplir ce devoir-là.

Des écrivains ont accepté avec enthousiasme d’écrire, à leur guise, dans une nouvelle, fiction ou rêverie, leur respect pour ces gens de bien, et leur inquiétude de voir agiter les spectres de graves menaces incarnés par des êtres humains réduits à peu de choses. Pas seulement : c’est aussi vers l’Autre que va leur curiosité, l’Autre qui gagne toujours à être connu et non chassé. »

Enki Bilal dessine, des écrivains s’expriment : Antoine Audouard, Kidi Bebey, Clément Caliari, Antonnella Cilento, Philippe Claudel, Fatou Diome, Jacques Jouet, Fabienne Kanor, Nathalie Kuperman, Jean-Marie Laclavetine, Christine Lapostolle, Gérard Lefort, Pascal Manoukian, Carole Martinez, Marta Morazzoni, Lucy Mushita, Nimrod, Serge Quadruppani, Serge Rezvani, Alain Schifres, Leïla Sebbar, François Taillandier, Ricardo Uztarroz, Anne Vallaeys, Angélique Villeneuve, Sigolène Vinson.

Editions Don Quichotte, 336 pages, 18 euros.
Sorti en mai 2017. 
Tous les droits d’auteur sont reversés aux associations La Roya Citoyenne et Terre d’errance, qui viennent en aide aux migrants.

30/09/2017

Foot, pognon et dictatures



"Affaires sensibles" du 13 juin 2016 était consacrée à la Coupe du monde de football 1978 en Argentine, deux ans après le coup d'état militaire du général tortureur Videla.
Quand le sport prime (comme toujours) sur les droits de l'homme.
Pour la réécouter, cliquer sur la flèche du player ci-dessus.

29/09/2017

Des nouvelles de Notre-Dame-des-Landes

Mauvaise Troupe
"Saisons. Nouvelles de la ZAD",
par le collectif Mauvais Troupe
« “Nous sommes là, nous serons là”, tel est le serment scandé à Notre-Dame-des-Landes un certain 8 octobre. Nous étions 40 000, bâton en main. Un an après, le serment tient. Face aux menaces sans cesse réitérées d’expulsion de la zad, face à l’incertitude, il tient. Et nous sommes toujours là.
Si la victoire contre les forces de l’ordre venues expulser la zad en 2012 fut éclatante, celle qui les a gardées éloignées tout au long de l’année 2016 fut plus discrète. Pourtant il y eut des batailles, de celles qui tiennent la guerre à distance. De janvier 2016 à l’été 2017, les manifestations épiques ­succèdent à la construction sans fin d’un territoire à inventer autant qu’à défendre. Les “nouvelles” condensées dans ce dernier ouvrage de la Mauvaise Troupe, entre récit, conte et fiction, relatent ces six saisons dans le bocage. »
Editions de l'Eclat, 104 pages, 6 euros. Sorti le 7 sept.
Les textes sont également lisibles gratuitement sur Constellations.boum.

SOMMAIRE
Hiver 2015-2016. Sur le point de chavirer
Printemps 2016. Nantes, son muscadet, ses émeutes...
Été 2016. Oui mais non
Automne 2016. Nous sommes là, nous serons là
Hiver 2017. Abracadabois
Printemps 2017. Auguste blanquette
C’est l’histoire d’une préfète, d’un polytechnicien et d’un pilote de ligne

La Mauvaise Troupe est un collectif à variables multiples qui s'est constitué à l'occasion de la rédaction du volume Constellations. Trajectoires révolutionnaires du jeune 21e siècle (2014). En 2016, il a publié dans l'urgence d’une menaçante actualité, Défendre la zad, suivi quelques mois plus tard de Contrées. Histoires croisées de la zad de Notre-Dame-des-Landes et de la lutte No TAV dans le Val Susa.

27/09/2017

3 ans après Ayotzinapa

26/09/2017

Les Contis, fiction ou réalité ?



« Une usine menacée de fermeture se met en grève et c'est le monde des ouvriers qui s’écroule. Voici la lutte des Contis de Clairoix. Une fiction radiophonique, inspirée d'un fait réel, qui veut nous raconter une hypothèse, tenter de répondre à une question, y-a-t-il un après possible ? Que se passe-t-il pour les ouvriers d’une usine qui ferme ? Quelle lutte peut les aider ?... »

« Affaires sensibles » du 5 mai 2017, à réécouter en cliquant sur la flèche du player.
La fiction est suivie du témoignage de Pierre Sommé, secrétaire du comité d’entreprise de Continental, licencié en 2010 et 2012.

25/09/2017

Des sous ! Des sous !

23/09/2017

Le Grand Soir



"La Marche de l'histoire" du 22 septembre était consacrée au "Grand Soir".
Avec Aurélie Carrier, auteure de Le grand soir - Voyage dans l'imaginaire révolutionnaire et libertaire de la Belle Epoque (Libertalia).
Une émission, un peu décevante, à réécouter en cliquant sur la flèche du player ci-dessus.

19/09/2017

Solidarité zapatiste - Paris

18/09/2017

Utopistes, levez-vous

Bregman"Utopies réalistes"
de Rutger Bregman


Présentation : « Ouvrir grand les frontières, une semaine de travail de quinze heures, le revenu de base universel… Des idées naïves et dépassées ou bien la force de l’utopie renouvelée ? Résolument anti-décliniste, Utopies réalistes nous explique comment construire un monde idéal aujourd’hui et ne pas désespérer. D'une ville canadienne qui a éradiqué la pauvreté à l’histoire d'un revenu de base pour des millions d'Américains sous Richard Nixon, Rutger Bregman nous emmène dans un voyage à travers l'histoire et, au-delà des divisions traditionnelles gauche-droite, défend des idées qui s’imposent par la force même de l’exemple et le sérieux de la démarche historique.
À la fois stimulant et passionnant, appuyé sur les travaux d’Esther Duflo, Thomas Piketty, David Graeber, etc., cet essai vif, pédagogique et amusant rouvre plusieurs perspectives : la réduction du temps de travail, le revenu universel, plus largement la lutte contre la pauvreté et la réduction des inégalités, la taxation des flux financiers, et enfin l'ouverture des frontières. »
Editions Seuil, 256 p., 20 €.
> Feuilleter le premières pages.





> La critique des Inrocks, celle de France TV info.

17/09/2017

Le Nord appelle à la grève reconductible

16/09/2017

Un avenir pour les progressistes ?

Christophe Aguiton"La gauche du 21e siècle.
Enquête sur une refondation"

de Christophe Aguiton


Présentation : « Depuis plus de vingt ans, le paysage politique de la gauche française s’est complètement décomposé. Le Parti socialiste et ses alliés paient aujourd’hui le prix des politiques néolibérales et sécuritaires qu’ils ont menées et la gauche de transformation sociale a connu de réels succès électoraux, le dernier en date étant celui de Jean-Luc Mélenchon à l’élection présidentielle, mais elle reste très divisée et incapable de construire une stratégie commune.
Pourtant, affirme Christophe Aguiton, en Europe et ailleurs, des forces ont émergé avec leurs succès et leurs difficultés, pour défendre de vraies politiques de gauche, que ce soit Die Linke en Allemagne, Syriza en Grèce ou Podemos en Espagne. Et, quand on sait la multitude de luttes et de mobilisations, locales ou nationales, la foule d’expérimentations et d’innovations sociales menées dans le monde, dans les villes et à la campagne, on a du mal à comprendre pourquoi la gauche française peine à se réinventer. Dans ce livre, Christophe Aguiton analyse les succès et les échecs des mouvements sociaux et des expériences politiques qui ont marqué ces deux dernières décennies. Il propose une réflexion qui ouvre des pistes pour sortir de l’impasse stratégique et des jeux d’appareils qui minent les forces de progrès. »
Editions La Découverte, 240 p., 17 €.

SOMMAIRE
I / Diagnostics
1. Un nouveau monde 2. Le temps des contestations 3. Le temps des crises

II / Stratégies
4. Ce qu'il faut abandonner - Objectifs, stratégies, forces
Les nationalisations au cœur du socialisme du XIXe siècle
Planification et auto-organisation
Questions stratégiques - Parti, mouvements
5. Quels acteurs pour quel changement ?
Adieu au prolétariat ? - Pour une approche pragmatique - Alliances et coalitions
6. La nouvelle question démocratique
Les limites de la démocratie représentative
«Democracy now» ? Mais laquelle ?
Démocratie participative et nouveaux modèles de démocratie
Les pratiques du pouvoir en Amérique du sud

III / Expériences
7. Le laboratoire italien - Cosmopolitique
De Gênes à Florence - Rifondazione Comunista
Les alliances et la participation gouvernementale
Un exemple pour toute l’Europe - Une gauche toujours aussi fracturée
8. Les gauche sud-américaines à l'épreuve du pouvoir
Le Brésil de Lula et Dilma Roussef - Venezuela, Bolivie et Équateur
Est-ce la fin du cycle des gauches sud-américaines ?
9. Un gouvenement de gauche radicale en Grèce
L’histoire compliquée de la gauche grecque
Naissance et ascension vers le pouvoir de Syriza
Le difficile exercice du pouvoir - Des décisions difficiles à comprendre
De nouvelles mobilisations
10. Podemos : l'inédite expérience espagnole
Une nouvelle génération politique - Le 15M et l’avènement de Podemos
La construction de Podemos : entre héritage et dépassement du 15M
Croissance et crise de Podemos

Conclusion
Une stratégie efficace, mais qui ne règle pas tout…
Les « biens communs », une alternative au capitalisme et à l’étatisme
Pour une démocratie radicale - Construire une stratégie d’alliances

> Feuilleter le début du livre.


10/09/2017

Jeu de société



Au cas où vous seriez passés à côté de ce court métrage de 2016 signé par
le talentueux collectif Les Parasites...