21/04/2018

Indiens : des affiches pour les soutenir

Exposition « Protecteurs de l’Eau, Gardiens de la Terre » 
du CSIA-Nitassinan à la Librairie Quilombo, jusqu’au 30 avril)

« Le Comité de solidarité avec les Indiens des Amériques (CSIA-Nitassinan) vous propose une sélection d’affiches de l’exposition "Protecteurs de l’Eau, Gardiens de la Terre" à la Librairie Quilombo, jusqu'au 30 avril. Œuvres de la résistance contre les oléoducs et pour la protection de l’eau, réalisées par des artistes amérindiens : Christi Belcourt (métis michif), Isaac Murdoch (anishinabe), Jackie Fawn (yurok / washoe / filipina)...
Solidarité avec nos ami.e.s et nos allié.e.s autochtones qui sont actuellement en première ligne contre Kinder Morgan (Canada) et Line 3 (USA), notamment Winona LaDuke (Anishinabe), Tara Houska (Anishinabe), Kanahus Manuel (Secwepemc et Ktunaxa), Cedar George-Parker (Tsleil-Waututh et Tulalip) et tant d’autres... »

Affiches disponibles à la Librairie Quilombo en vente à prix libre
Librairie Quilombo, 23, rue Voltaire, 75011 Paris 
(M° Rue des Boulets, Nation ou Alexandre Dumas).

Fête des éditions Libertalia

montreuil

20/04/2018

1936, les machines s'arrêtent...


Mai-juin 1936.

19/04/2018

Soutien aux grévistes des services publics

Services publics
Alternative libertaire vient de sortir des autocollants pour la défense des services publics. 5 euros les 100 ex. (+ frais de port).
> Pour les commander.

17/04/2018

Au sommaire de "Siné mensuel" d'avril

avril 2018
sommaire avril 2018

Friot et Lordon à Tolbiac



« Bernard Friot (économiste et sociologue) et Frédéric Lordon (économiste et philosophe) étaient à l'université Paris-Tolbiac le 3 avril dernier afin de revenir sur l'histoire récente des mobilisations et de se poser la question suivante : malgré deux décennies d'échecs, en quoi une révolution serait-elle toujours d'actualité ? »

17 avril : journée internationale des luttes paysannes

Via Campesina

« En ce 17 avril, Journée international des luttes paysannes, La Vía Campesina commémore le massacre des 19 paysans sans-terre qui ont été impunément assassinés par l’agrobusiness. Le poing levé, pleins de courages et révolté-e-s, nous appelons nos organisations membres, nos alliés, nos ami(e)s ainsi que les mouvements sociaux à unifier au niveau mondial leurs différentes actions de résistance pour la Terre et l’eau, contre les Traités de Libre Échange (TLE) et contre la criminalisation des luttes sociales.

Le 17 avril est une date importante de mobilisations internationales pour la défense des revendications sociales, et contre la puissance hégémonique des gouvernements et des entreprises transnationales. Ces derniers usurpent les biens communs et répriment les droits que réclament millions de familles paysannes et indigènes dans leur lutte légitime pour la terre, l’eau et le territoire.

Nous dénonçons l’invasion du capitalisme sur les territoires et leurs populations. Le capitalisme, le racisme et le patriarcat forment un modèle étroitement imbriqué de multiples formes de dominations : l’accaparement des terres, le pillage des biens communs, l’exploitation de la force de travail et le contrôle des corps humains ainsi que la misogynie en sont différentes formes d’expression.

Nous sommes confrontés à une violation massive des droits de l’Homme, l’impunité des crimes commis hier et aujourd’hui, la criminalisation des mouvements populaires, l’assassinat et la disparition des militant-e-s. L’impunité du terrorisme d’État d’hier a préparé le terreau pour l’impunité du Grand Capital d’aujourd’hui.

Dans ce contexte, les accords de libre-échange (ALE) sont de véritables outils promus par les multinationales et les états pour pouvoir vendre nos biens communs naturels. Ensemble ils établissent des règles du jeu pour pouvoir commercialiser les biens communs de l’Humanité comme la terre et l’eau en leur donnant une finalité lucrative. Les ALE sont l’expression d’une vague anti-démocratique au niveau mondial, qui tente d’imposer les intérêts économiques de quelques-uns au détriment du bien-être des peuples.

Face aux multinationales et aux ALE et à travers la Vía Campesina, nous nous unissons pour défendre et conquérir la réforme agraire que nous entendons comme le droit des peuples à la terre, aux territoires, à l’eau et aux semences indigènes, une base fondamentale pour la Souveraineté Alimentaire.

Les multinationales et les états antidémocratiques promeuvent des pratiques déloyales afin d’inciter l’extractivisme, l’accaparement des terres, les monocultures pour l’exportation et faire en sorte que les terres soient exploitées en grande majorité pour former des méga-monocultures appartenant à l’agrobusiness. La terre et l’eau gagnent de plus en plus une importance majeure et attirent d’importants intérêts économiques, tant pour les élites nationales que pour leurs homologues à l’étranger. La criminalisation et les persécutions deviennent alarmantes. Les expulsions et les assassinats de paysan(e)s et d’indigènes, des personnes de couleur en raison de leur implication pour la défense de leurs terres et contre l’exploitation de leurs biens communs se multiplient.

Ce 17 avril, joignez-vous aux diverses actions organisées au niveau international ! Organisez des mobilisations, des forums, des séminaires, des marchés paysans, des projections de films…peu importe comment, l’important est de dénoncer les conséquences dévastatrices des ALE pour la paysannerie et la Souveraineté Alimentaire.

Informez-nous des actions programmées pour cette journée en écrivant à lvcweb@viacampesina.org. Nous désirons rendre visible chacune d’entre elles sur une carte mondiale des actions. Vous pouvez également nous envoyer des articles, des audio, des vidéos, des photos etc afin que nous les mettions en ligne sur notre page internet et sur VíaCampesinaTV.

Alimentons nos peuples et construisons ensemble le mouvement pour changer le monde ! Contre le pillage du capitalisme et de l’impérialisme, mais pour la terre et la souveraineté de nos peuples ! La Vía Campesina est en lutte ! »

- Le site de Via Campesina.
- Page Facebook.

@viacampesinaFR

15/04/2018

Qui a peur du grand méchant Le Glou ?



À lire sur le site de Je chante !, une excellente interview de Jacques Le Glou (1940-2010), « détourneur de chansons », à l'origine de l'album Pour en finir avec le travail, conçu en 1968-69 et sorti en 1974. On y apprend pleins de choses sur l'homme, proche des anarchistes et des situationnistes, et la genèse méconnue de ces titres, aujourd'hui bien connus de la mouvance militante. Hommage.
> L'interview.



Les chansons radicales de Mai 68

Pour en finir avec le travail
"Mai 68
Début d'une lutte prolongée 

pour en finir avec le travail..." 
(EPM)






CD1
Les cœurs purs
Jean-Roger Caussimon – Éric Robrecht
Je suis comme je suis
Jacques Prévert – Joseph Kosma - Juliette Gréco
Les Philistins
Jean Richepin – Georges Brassens
Ni Dieu ni maître
Léo Ferré - Michel Hermon
La fiancée du pirate
Bertolt Brecht – Kurt Weill - Catherine Sauvage
Familiale
Jacques Prévert – Joseph Kosma - Gilles et Julien
L’orgue de Barbarie
Jacques Prévert – Joseph Kosma - Les Frères Jacques
Rue des Blancs-Manteaux
Jean-Paul Sartre – Joseph Kosma - Juliette Gréco
Des mots de sang frais
Aimé Césaire – Bernard Ascal - Bernard Ascal
Marche ou crève
Jacques Prévert – Louis Bessières - Rosalie Dubois
Prisons
Louise Michel - Michèle Bernard
Les milices
Jean-Roger Caussimon – Éric Robrecht
La mort du cygne         
Benjamin Péret – Bernard Ascal - Bernard Ascal
Le déserteur
Boris Vian – Harold Berg - Marc Robine
Ne rêvez pas
Jacques Prévert – Sébastien Maroto - Maya
Avenue Thiers
Michèle Bernard
La Commune est en lutte
Jean-Roger Caussimon – Philippe Sarde
Les canuts         
Aristide Bruant - Marc Robine
Il n’y a qu’une merveille sur la Terre
Benjamin Péret – Bernard Ascal - Bernard Ascal
Le gauchisme à la mode
Jean-Roger Caussimon – Éric Robrecht
La java des bombes atomiques          
Boris Vian – Alain Goraguer
Ils ont voté
Léo Ferré - Bernard Ascal
Si vis pacem
Jean-Roger Caussimon –  Jean-Marie Sénia
Page d’écriture
Jacques Prévert – Joseph Kosma - Les Frères Jacques

CD 2 
"Pour en finir avec le travail" (1974)
Chanté par Jacques Marchais, Vanessa Hachloum et Michel Devy.

1.   L’bon Dieu dans la merde.
2.   La java des Bons-Enfants.
3.   La Makhnovstchina.
4.   Les journées de Mai.
5.   La vie s'écoule, la vie s'enfuit.
6.   Il est cinq heures.
7.   Chanson du CMDO (Conseil pour le maintien des occupations).
8.   La mitraillette.
9.   Les bureaucrates se ramassent à la pelle.



EPM Musique, 2 CD, 17,04 €. Sorti en 2014.
Disponible sur les sites d'EPM, de la Boutique militante
et autres plateformes habituelles de vente en ligne.

La révolution en chantant




"Mai 68 et la chanson" 
en 68 pages et 17 titres.
« Publié en 2008, le numéro 3 de Je chante ! magazine, consacré à "Mai 68 et la chanson", était épuisé depuis quelques années. Devant la demande, et à l'approche de l'anniversaire des "événements", nous avons décidé de rééditer – en tirage limité – ce numéro de... 68 pages. Ce numéro, vendu 10 euros, comporte un CD offert avec 17 chansons de, sur ou évoquant Mai 68, enregistrées par plusieurs artistes. »





> Quelques articles tirés du numéro. D'autres articles présents sur le site de la revue.
> Points de vente.
Commandes "à l'ancienne" via bon de commande postal ou renseignements par e-mail.


Ah ! Le joli mois de Mai à Paris, par le Comité d'action du Théâtre de l’Épée de Bois, composé par Kirjuhel, paroles CATEB, 45 tours sorti chez Polydor en 1968. (Détails)

14/04/2018

À paraître

Glénat
"Sous les pavés, les chansons.
Anthologie des airs rebelles",

de Stan Cuesta

« En choisissant 68 chansons qui ont marqué les esprits et leur temps un peu partout à travers le monde, Stan Cuesta propose un voyage dans l’histoire de la chanson populaire mondiale sous un angle original, celui de la contestation. Chaque chanson est replacée dans son contexte historique, social et, bien sûr, artistique. L’auteur raconte sa genèse, son explosion et la trace qu’elle laisse dans l’Histoire, en privilégiant toujours l’émotion plutôt que la froide analyse.

Au fil de ces évocations, on croise aussi bien Boris Vian que Bob Dylan, Léo Ferré que John Lennon, Jacques Dutronc que Colette Magny, The Cash ou NTM... Les idéologies passent, les révolutions triomphent ou échouent, mais les chansons populaires, quand elles sont bonnes, demeurent et traversent le temps. Si on ne sait pas toujours – mais ce livre sera l’occasion de le rappeler – d’où viennent ou à quel combat correspondent exactement Bella Ciao ou Le Chant des partisans, What’s Going On ? ou Sunday Bloody Sunday, on les écoute et on les chante toujours, car elles sont immortelles. »
Glénat, 176 pages, 35 euros. À paraître le 25 avril.

10/04/2018

Notre-Dame-des-Landes : zone à détruire ?

09/04/2018

Une semaine pour se souvenir de Mai-Juin 1968

Amiens

"Usines, Universités, Union" – Du 16 au 20 avril - Amiens
« Le printemps 1968 a vu se soulever un vent de révolte qui surprit par son ampleur et sa vivacité. Etudiant.e.s et travailleu.r.seuse.s descendent dans la rue, occupent les universités et les usines et, surtout, appellent à l’union.

Revendiquant de meilleures conditions de travail, s’élevant contre le carcan de la conformité, les luttes mettent à jour les oppressions de la décennie qui se dévoilent en France comme ailleurs. La révolte est sans frontière et de tous les combats : la France gaulliste, la colonisation, la guerre du Vietnam, l’URSS liberticide, la répression meurtrière à Mexico…

C’est aussi un élan créatif qui parcourt le mouvement, une volonté de se réapproprier la culture, de réinsuffler à la musique, aux arts visuels, leurs composantes sociale et politique perdues. Naissent les Ateliers Populaires où se conçoit une communication visuelle militante diffusée en masse, qui constitue une esthétique identifiable encore aujourd’hui. Dans cet esprit, nous avons réédité, avec le concours des éditions du Monstre, quelques sérigraphies issues des Ateliers Populaires des écoles des Beaux-Arts de Paris et Marseille, accompagnées d’extraits de journaux et de documents d’époque.
Alors, cinquante ans plus tard, réamorçons l’union, faisons de l’université le lieu des possibles, libre, créatif et ouvert à tout.e.s. »

LUNDI 16 AVRIL – 18H Présentation de l’exposition et atelier de sérigraphie
proposé par les éditions du Monstre. Entrée libre.

JEUDI 19 AVRIL – 18H CONFÉRENCE – TÉMOIGNAGE – UFR des Arts – Amphithéâtre.
INTERVENTION sur les occupations des usines et leurs conséquences pour le syndicalisme par Serge Aumeunier, occupant de Sud-Aviation.  Présentation de Lola Miesseroff, auteure du livre  Voyage en outre-gauche. Entrée libre.

SAMEDI 21 AVRIL – 20H30 CONFÉRENCE d'Éric Brun, sociologue, membre du Curapp-ESS, auteur du livre Les Situationnistes. Une avant-garde totale (CNRS Editions). En présentant l’histoire, le parcours et la pensée du collectif situationniste dans les années 1950-1960, il s’agira de mettre en évidence la contribution de cette mouvance révolutionnaire à la dynamique de crise en 1968 et à la formation de « l’esprit de mai ».

CONCERT avec U.P HI-FI. Adhésion à l’association nécessaire.
> En savoir plus.

06/04/2018

Juste un petit plaisir


"L'An 01" de Jacques Doillon (1973).

05/04/2018

Podcast de lutte

PODCAST de la soirée "Et si on essayait quelque chose ?",
organisée par le journal Fakir, à la Bourse du Travail, à Paris, le 4 avril 2018.
Interventions de cheminots, postiers, étudiants, VTC, agents de nettoyage, infirmières...
Ainsi que François Ruffin et Frédéric Lordon. + Appel à une manif globale le 5 mai.
Pour réécouter la soirée, cliquer sur le pavé Podcast ci-dessus.

Avant Mai 68, il y eut Novembre 66...

Mai 68
"Le scandale de Strasbourg,  
mis à nu par ses célibataires, même »,
d'André Bertrand et André Schneider


« En 1966, un groupe d’étudiants contestataires fut élu à la tête de l’AFGES (Association fédérative générale des étudiants de Strasbourg), alors branche locale de l’Unef. Leurs sympathies allaient aux anarchistes, à Max Stirner, à Makhno et à Durruti, mais aussi aux surréalistes et aux dadaïstes. Les contacts pris par certains d’entre eux avec l’Internationale situationniste se concrétisèrent par la rédaction de l’emblématique pamphlet De la misère en milieu étudiant.

Les prises de position publique et les actions concrètes qui entourèrent la diffusion de ce brulôt ne laissaient aucun doute : ces étranges et dangereux élus syndicaux œuvraient à la dissolution de leur syndicat après avoir dilapidé ses fonds en fêtes et en propagande subversive. Ils ne visaient rien d’autre qu’au renversement révolutionnaire de la société – dans le but de libérer la vie quotidienne de l’aliénation du travail salarié, pour "vivre sans temps morts et jouir sans entraves". Ces exigences élémentaires et leur début d’application causèrent un immense scandale relayé largement par la presse de l’époque tant en France qu’à l’étranger.

On s’accorde à dire que ce scandale fut à la fois le prélude et le ferment des événements de Mai 68. Il est raconté ici pour la première fois en détail par deux de ses principaux acteurs. Les documents et les témoignages qui étayent leur récit dévoilent les dessous de cette aventure, qui propulsa les situationnistes –leur style et leur critique radicale – sur le devant de la scène. »

Editions L’insomniaque, 328 pages (120 illustrations), 25 euros. Paru le 9 mars.

Présentation par la revue "Divergences" (extrait) :
« ... Les étudiants prosituationnistes commencent, dès octobre 1966, à répandre dans l’Université un climat de contestation. Ainsi, au début du mois de novembre, l’affichage d’un tract bande dessinée, Le retour de la colonne Durruti, conçu par André Bertrand, attire l’attention des étudiants et provoque, par la dérision du ton employé, l’amusement ou l’indignation. Le 16 novembre, le périodique de l’AFGES, Nouvelles, sort avec des articles marquant le ton du nouveau bureau : critique du mouvement Provo, article célébrant les dix ans de l’insurrection hongroise, articles sur la remise en cause de la stratégie syndicale de l’UNEF.

Le 22 novembre 1966, les étudiants du bureau de l’AFGES, invités, profitent de la cérémonie d’ouverture solennelle du Palais Universitaire, pour distribuer la brochure De la misère en milieu étudiant, considérée sous ses aspects économique, politique, psychologique, sexuel et notamment intellectuel et de quelques moyens pour y remédier. Tous les représentants des autorités de Strasbourg, de l’évêque au préfet, du général au recteur sont présents et reçoivent le pamphlet, distribué le lendemain sur l’ensemble de l’Université.

La brochure s’attaque au milieu universitaire : "Esclave stoïcien, l’étudiant se croit d’autant plus libre que toutes les chaînes de l’autorité le lient. Comme sa nouvelle famille, l’Université, il se prend pour l’être social le plus “autonome” alors qu’il relève directement et conjointement des deux systèmes les plus puissants de l’autorité sociale : la famille et l’État. Il est leur enfant rangé et reconnaissant. Suivant la même logique de l’enfant soumis, il participe à toutes les valeurs et mystifications du système, et les concentre en lui. Ce qui était illusions imposées aux employés devient idéologie intériorisée et véhiculée par la masse des futurs petits cadres."

Cependant, "l’étudiant est un produit de la société moderne, au même titre que Godard et le Coca-Cola. Son extrême aliénation ne peut être contestée que par la contestation de la société toute entière." Les professeurs y sont qualifiés de nostalgiques de la vieille université libérale bourgeoise, les modernistes de gauche et l’UNEF qui désirent une réforme structurelle de l’Université pour la réinsérer dans la vie sociale et économique sont assimilés aux tenants de la future "Université cybernétisée" adaptée aux exigences modernes du système d’exploitation capitaliste.

La brochure appelle donc les étudiants à rejoindre la fraction révoltée de la jeunesse pour porter une critique révolutionnaire totale de la société moderne. Le reste de la brochure expose les principales thèses situationnistes comme la critique des mythes révolutionnaires, le projet révolutionnaire prônant le pouvoir absolu aux conseils ouvriers, l’autogestion généralisée, le dépassement de l’économie marchande ; l’abolition du travail pour une activité créatrice libre ; la critique du spectacle ; la critique de la vie quotidienne ; la révolution vécue comme jeu et comme fête. (...) »
> Lire la suite de l'article sur "Divergences".

Le Retour de la Colonne Durutti (1966) :
1966
"De la misère en milieu étudiant" est téléchargeable gratuitement en pdf
sur Trajectoire-situationniste ou sur Infokiosques.

Petit clin d'œil. Une galerie d'art de New York vend aujourd'hui Le Retour de la Colonne Durutti, encadré, 2200 dollars (près de 1800 euros) (ICI) ou 300 dollars non encadré (ICI). Au secours (ou LOL!) !

03/04/2018

Cheminots, courageux et ingénieux...

La Bataille du rail, de René Clément, 1946.

Pico y pala, festival itinérant de cinéma engagé

Festival cinéma

Du 5 au 8 avril - Bobigny, Montreuil, Aubervilliers
Projections-débats pour mettre en lumière des problématiques politiques et sociales d’Amérique latine tout aussi bien d’actualité en France. En VOSTF.

JEUDI 5 AVRIL 
« Chants de la résistance caribéenne » au Magic Cinéma de Bobigny, rue du Chemin vert, Bobigny (Métro 5, Pablo Picasso Bobigny)

19h30. « Cantadoras, memorias de vida y muerte en Colombia », de Maria Fernanda Carrillo Sanchez. En Colombie du Pacifique, cinq femmes chantent la vie de leur village, l’amour ou le climat, la santé ou la mort. A travers des chants du quotidien, ces cinq  “cantadoras” racontent le conflit qui ronge le pays et leur enlève leurs proches.
+ Débat + buffet latino-américain + concert

VENDREDI 6 AVRIL
#Ni una menos à La Parole errante, 9, rue Debergue – Montreuil
(Métro 9, Croix de Chavaux)

19h Vernissage des travaux de la photographe Anita Pouchard Serra sur le mouvement féministe #Ni una menos
19h30 Courts-métrages suivis de “Laura Iglesias – Documental” de Susana Palomas. Laura Iglesias, travailleuse sociale, militante, mais aussi fille, mère, grand-mère et sœur, fut victime de féminicide en 2013 en Argentine, alors que le gouvernement restait sourd à la dénonciation des conditions de travail précaires dans lesquelles elle travaillait.
+ Débat + repas + concert

SAMEDI 7 AVRIL
Contre la corruption et la criminalisation des mouvements sociaux en Amérique latine et en France à La Parole Errante, 9, rue Debergue – Montreuil (Métro 9, Croix de Chavaux)
Projections, débats, tables de presse, expos, et concert.

« Resistencia a desaparecer » de Cadena del Sur.
Pour connaître la cause Mapuche, comprendre les enjeux de l’accès aux terres indigènes, débattre de la criminalisation des mouvements sociaux, “Resistencia a desaparacer” met en lumière, à travers la disparition de Santiago Maldonado, les différents liens de pouvoir et d’argent entre l’Etat argentin et l’entreprise Benetton.



« Territorio Q’anjob’al, vientre acosado » de Pau Dachs / Collectif Guatemala.
A travers le témoignage de prisonniers politiques et leur proche, tous défenseurs des ressources naturelles de la province guatémaltèque de Huehuetenango, le documentaire montre l’instrumentalisation du système judiciaire par le gouvernement et les grandes entreprises voulant exploiter le territoire.

« Los ojos cerrados » de Miguel Mirra.
“Los ojos cerrados” montre que face à la corruption des gouvernements, face au saccage des ressources naturelles organisé par les grandes entreprises, face à la contaminacion de leur environnement, les mouvements de lutte populaire s’organisent, depuis le Mexique jusqu’à l’Argentine.



+ Débat + repas + concerts.

DIMANCHE 8 AVRIL
Au Clos Sauvage, 12, rue du Clos-Bénard, Aubervilliers (Métro 7, Quatre-Chemins)

14h30 « Les nouveaux chiens de garde »,
de Gilles Balbastre et Yannick Kergoat. Les médias se proclament « contre-pouvoir ». Pourtant, la grande majorité des journaux, des radios et des chaînes de télévision appartiennent à des groupes industriels ou financiers intimement liés au pouvoir...

15h-20h Mural participatif.

16h30 « La Crisis causó dos nuevas muertes » (Argentine).



18h « Un poquito de tanta verdad »
de Jill Freidberg, France/Mexique. Oaxaca, Mexique, été 2006. Suite à la répression d’une grève d’enseignants, l’insurrection submerge l’état du Juárez. La population s’empare des médias locaux pour obtenir « un poquito de verdad ». Le réseau des radios locales devient un des moteurs de la mobilisation et subit comme tel la répression policière.



« Concejo Indigena de Gobierno
– Un nouvelle forme de gouverner au niveau national », Mexique. En 2018 au Mexique, le CNI a présenté, sur proposition de l’EZLN (Armée Zapatiste de Libération Nationale), une femme indigène comme candidate à l’élection présidentielle. Cette vidéo, diffusée sur leur site, n’a pas été relayée par les médias nationaux.
+ Débat + repas + concert

>> Plus de détails.

« Mai-68 à Lyon »

“Retour sur un mouvement d’insubordination”, de Jacques Wajnsztejn

Présentation : « Nous avons bien été battus, mais nous ne voulions pas non plus “gagner” ; ce que nous voulions, c'était tout renverser…  ». Mai-68 n'a pas été une révolution, mais plutôt un mouvement d'insubordination qui n'a pas connu son dépassement. Il trouve son sens dans le moment de l'événement lui-même, où les individus, au-delà de leur particularité sociale, sont intervenus directement contre toutes les institutions de la domination et de l’exploitation capitalistes.

À Lyon, étudiants du campus de la Doua, élèves du lycée Brossolette à Villeurbanne, jeunes prolétaires de la M.J.C. du quartier des États-Unis, trimards des bords de Saône, mais aussi ouvriers de Berliet y ont joué un rôle de premier plan.

Mouvements ouvrier et étudiant paraissaient capables de converger à la faveur des liens tissés dès 1967 pendant les grèves exemplaires de la Rhodiacéta. Les conditions plus favorables de la grève généralisée en mai 1968 ne débouchent pourtant pas sur une union décisive et les grévistes de la Rhodiacéta n'assument pas le rôle d'entraînement auquel on aurait pu s'attendre, auprès des autres ouvriers de la région.

Le mouvement collectif, exubérant et anonyme connaît son acmé pendant la manifestation et la nuit du 24 mai. Son reflux se manifeste d'abord par l'attaque de la faculté des Lettres par l'extrême droite et les milices gaullistes le 4 juin, puis par la reprise du travail aux PTT dès le 8 juin et à la Rhodiacéta le 10, même si à Berliet la grève s’étire jusqu’au 20 juin.

Ni témoignage ni travail d’historien, Mai-68 à Lyon est le récit circonstancié et argumenté de ce mouvement par l'un de ses protagonistes, alors membre du Mouvement du 22 Mars lyonnais et actuellement co-directeur de la revue Temps Critiques.
À plus d'un titre, 192 p., 12 € (tarif auteur).

Règlement par chèque à l'ordre de J. Wajnsztejn à adresser à :
Jacques Wajnsztejn, 11, rue Chavanne, 69001 LYON


SAMEDI 7 AVRIL, à 15 h à La Gryffe, 5, rue Sébastien Gryphe, 69007 Lyon :
rencontre-débat autour du livre Mai-68 à Lyon. Retour sur un mouvement d’insubordination, en présence de l’auteur Jacques Wajnsztejn.

02/04/2018

« Nous ne ferons pas marche arrière ! »


Luttes contre la frontière franco-italienne à Vintimille
par Lucia Le Maquis


« En juin 2015, la France ferme sa frontière avec l’Italie aux personnes arrivées là suite à la traversée de la Méditerranée. À Vintimille, un groupe de migrants menace de se jeter à l’eau depuis les récifs de Balzi Rossi si la frontière n’est pas ouverte et refuse de monter dans les cars de la police italienne venue pour les expulser. Cette résistance et ce blocage sont le point de départ d’une lutte contre la frontière qui ne s’est pas arrêtée depuis. Les paroles de différents acteurs de cette lutte se croisent dans ce petit livre en un récit composite entre mer et montagnes.

Derrière Lucía Le Maquis se cachent plusieurs membres du collectif méditerranéen de traduction Le Maquis. Celui-ci s’est formé à Marseille au printemps 2016 alors que ses membres circulent régulièrement entre France, Grèce, Italie, Espagne, Égypte et  Turquie. »
Niet ! éditions, 7 euros.

L’intégralité des entretiens et textes utilisés 
pour ce livre se trouvent sur le site du collectif Le Maquis.

01/04/2018

Salon du livre libertaire de Rouen

Rouen 2018
Samedi 7 avril, 14h-21h, Halles aux toiles, Rouen

15 H - Débat avec Pierre Bance autour de son livre « Un autre futur pour le Kurdistan - Municipalisme libertaire et confédéralisme démocratique ».

16 H 30 - Débat avec Patrick Schindler autour de son livre « Contingent rebelle »
et avec François-Joseph Pesquet autour de son livre « Fragments de vie ».

18 H - Débat avec Gaspard d’Allens et Andrea Fuori
autour de leur livre « Bure, la bataille du nucléaire ».

19 H 30 - Apéro-Musical : Christian Leclercq chante les poètes,
Caussimon, Ferré, Brassens…

Expo sur Mai 68.

Tables : Éditions du Monde libertaire, Éditions Libertaires, Éditions Noir et Rouge, Chant d’orties, CNT, Alternative libertaire, Libertalia, Atelier de Création Libertaire, Troplain,
Échelle inconnue, collectif ZAD, CRÉAL, DAL...