13/02/2018

Les tritons en fête


Samedi 10 février, 20 000 personnes se sont retrouvées sur la ZAD de Notre-Dame-des-Landes. Une belle fête pour célébrer la victoire sur le projet d'aéroport.
Reportage de Reporterre.


07/02/2018

Il était une fois Utopie

29/01/2018

Leda, une femme libre

Femme italienne
"Leda Rafanelli,  
la gitane anarchiste",
de Francesco Satta, Luca de Santis 
et Sara Colaone

Présentation : « Féministe, anarchiste, musulmane, individualiste, femme de lettres, chiromancienne, partisane de l’amour libre, athée, pacifiste… Décrire Leda Rafanelli (1880-1971), c’est écrire un inventaire à la Prévert. Dès l’âge de 14 ans, Leda a travaillé dans une imprimerie. Assemblant les caractères en plomb (y compris ceux de journaux socialistes et anarchistes) elle accède à une culture normalement inaccessible à son origine modeste… et se forge des convictions politiques. Et Leda croit comme elle vit, sans aucun sens de la mesure : une rencontre fondatrice avec l’Égypte où elle se convertit à l’islam, de nombreuses amours, une maison d’édition, une carrière littéraire sous plusieurs identités… et un engagement qui fait d’elle une figure centrale de l’anarchisme italien du début du XXe siècle. En 1913, elle vit une brève liaison avec Benito Mussolini (alors directeur d’un journal socialiste) dont elle conserve une embarrassante correspondance qui protégera ses proches lors de la répression fasciste. Leda Rafanelli a vécu mille vies en une et n’était pas à un paradoxe près... » (Célina Salvador, éditrice)
Editions Steinkis, 212 p., 20 €. Sorti en janvier 2018.

Un incroyable (et le mot est bien pesé) et singulier destin de femme, intelligemment mis en images (N&B) par petites touches historiques et anecdotiques. Une vie tellement riche et dense que cette BD/roman graphique la survole parfois un peu trop vite afin de ne pas risquer d'en faire des volumes et des tonnes. Mais on a l'essentiel et c'est déjà énorme. (Utoplib)
Anarchiste musulmane italienne

Pour en savoir plus sur la vie de Leda Rafanelli :
> Ephemanar,
> Les cénobites tranquilles.
> De la désobéissance.
> Chroniques italiennes.

28/01/2018

Damasio : vers quoi nous pourrions aller...

Alain Damasio : « Il faut rendre à nouveau la révolution désirable. »
« L'auteur de science-fiction fait partie du collectif qui organise la journée Tout le monde déteste le travail, samedi 27 janvier à la Bourse du Travail, à Paris. Il nous explique les raisons de son engagement, le besoin d'utopies positives, et nous en dit plus sur sa conception de l'avenir du travail, qui pourrait selon lui disparaître à terme sous les effets conjugués de l'accélération technologique et de l'instauration d'un revenu universel. »
> Lire la riche interview d'A.Damasio sur Usbek & Rica.

23/01/2018

Et Mai 68 commença en mars...

"Nanterre 1965-66-67-68. Vers le mouvement du 22-Mars"  
de Jean-Pierre Duteuil. Réédition du livre paru en 1988.

Mouvement du 22 mars« L’ensemble des ouvrages parus depuis cinquante ans sur la question s’accordent pour souligner l’importance de ce qui s’est passé à l’université de Nanterre au cours des mois et des années qui ont précédé les événements de Mai 68. Parmi les péripéties les plus connues et parfois racontées avec beaucoup de fantaisie, l’occupation du bâtiment des filles à la cité universitaire, pour la libre circulation et l’égalité sexuelle ; l’altercation entre Cohn-Bendit et le ministre de la Jeunesse et des Sports de l’époque, François Missoffe ; l’expulsion du "petit lapin" Juquin par des étudiants révolutionnaires ; l'occupation de la tour administrative le soir du 22 mars 1968.

Mais ces temps forts s’inscrivent dans un long processus qui débute en octobre 1964 avec l’ouverture de la faculté, et qui a pour acteurs les groupes politiques (des trotskistes aux anarchistes, en passant par les situationnistes et les prochinois), les activités syndicales au sein de l’UNEF, et comme fond la contestation du contenu de l’enseignement et de la finalité des études, les luttes pour acquérir le droit à l’expression politique.

L’ambition de ce livre, réalisé par un des protagonistes qui a vécu du dedans cette période et ce lieu, est de reconstituer tous les éléments du puzzle avec le plus de précision possible. Plus de cinquante interviews de celles et ceux qui furent parmi les plus engagés dans le processus nanterrois ont servi à ce travail. Des documents (tracts, affiches, plates-formes, textes de réflexion) sont reproduits pour aider à entrer dans les détails. Enfin, plus de cinquante photos de Gérard-Aimé resituent le contexte et l’ambiance au quotidien. »
Editions Acratie, 250 p., 19 €.

22/01/2018

Fête du livre CNT, le 3 février à Paris

Livres d’occasion pour tous : polars, SF, littérature, BD, beaux livres…
    Ouvrages en français et en espagnol.
    Et aussi... des livres militants, politiques, raretés, affiches
    Et aussi... des livres neufs à prix sympas.
Rendez-vous le samedi 3 février, de 9 à 18 heures
33, rue des Vignoles, Paris 20e.

Les anars face à l'indépendance catalane

anarchistes en catalogne aujourdh'ui
Envie de connaître la position des anarchistes espagnols et catalans sur le mouvement en faveur de l'indépendance de la Catalogne en 2017 ? Anti-Mythes a rassemblé dans une brochure numérique gratuite les communiqués officiels de différentes organisations et militants à ce propos.
> Lire ou télécharger la brochure.

21/01/2018

Loin des cartes

Tribulations de deux anarchistes
"Off the Map. Tribulations de deux vagabondes anarchistes"

« Off the map est le carnet de voyage de deux vagabondes anarchistes. Il conte leur errance à travers l’Europe : d’un squat de femmes à Amsterdam jusqu’à un rassemblement contre le FMI à Prague en passant par une maison hantée bretonne. Il chronique les hauts et les bas d’une existence sans carte géographique ou bancaire, dédiée à la quête d’un lieu magique à la hauteur de leur utopie. »

« Véritable épopée baba-punk, ce récit de voyage en stop à travers l’Europe par deux Américaines atteint une fraîcheur et une énergie remarquables. On pense à Kerouac ou aux Nourritures terrestres, tant l’alchimie entre poésie de la route, énergie de la jeunesse et désir de questionner le monde pour le changer s’entremêlent pour le meilleur. Un grand texte alternatif enfin traduit en français par les courageuses éditions Bambule. » (Terre des livres) 
Editions Bambule, 208 p., 9 €. Sortie le 12 janvier.
Des apéros-débats autour du livre ont lieu ce mois-ci dans différentes villes.

20/01/2018

L'Autre marché de la ZAD de NDDL


Comment fonctionne le non-marché de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes ?

19/01/2018

Retour(s) à la nature (podcasts)

Début janvier, France Culture diffusait "LSD - La série documentaire" consacrée à quatre expériences de retour à la nature. En voici les podcasts pour les (ré)écouter.

1. Sur les sentiers de la liberté : Henry David Thoreau, Elisée Reclus


2. Monte Verità, une réforme de la vie sur la montagne

3. Les clairières libertaires, une vie communautaire d’anarchiste en 1900


4. Longo Maï, l’utopie dure longtemps

18/01/2018

Dépasser l'Etat

Autogestion

Vu sur Autogestion.asso
« Dans Voyage en Misarchie, Essai pour tout reconstruire, Emmanuel Dockès imagine un pays si évolué qu’il aurait depuis longtemps abandonné le système capitaliste. Un pays qui aurait à la fois supprimé la propriété comme moyen de domination et l’Etat lui-même ! C’est en particulier autour de cette idée que nous vous proposons de réfléchir avec nous et Emmanuel Dockès, le 24 janvier prochain à Paris.

En Misarchie, l’État a été remplacé par une juxtaposition de "districts", des "communs" auxquels les habitants adhèrent automatiquement, en fonction de leur présence sur un lieu donné et des services publics à organiser. Ceux-ci sont complétés par des "associations" (associations à but non lucratif, entreprises…) auxquelles l’adhésion est libre et volontaire. Ces structures s’appuient sur une loi fondamentale, sur laquelle se superposent les législations des districts ou des associations.

Emmanuel Dockès, juriste de profession, nous exposera les fondamentaux de cette nouvelle architecture institutionnelle. Nous débattrons avec lui de sa faisabilité, tout particulièrement pour imaginer comment organiser la transition vers ce véritable modèle alternatif.
Voyage en Misarchie, Essai pour tout reconstruire,
d'Emmanuel Dockès, Éditions du Détour, 406 p., 22 €.


Rencontre le 24 janvier, 19 heures.
Au Maltais rouge (40, rue de Malte, Paris 11e)
.

13/01/2018

Paroles de zadistes

«"Zone en état de siège permanent", "caches d’armes à feu" voire "risque de morts". Depuis la remise au gouvernement du rapport sur le projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes le 13 décembre dernier, la même rengaine d’une ZAD aux mains de "professionnels de la contestation" qui piétine l’ordre républicain revient sur le devant de la scène médiatique. À l’heure qu’il est, tout reste encore possible : abandon du projet par le gouvernement, expulsion des occupant·es, ultime report d’une décision presque impossible. Entretien long format avec des occupant·es de la ZAD sur les derniers mois du mouvement et les perspectives de lutte, aussi réjouissantes que périlleuses. »
> A lire chez Jef Klak.

07/01/2018

Retour sur Nuit Debout

> Lire l'article sur Nuit Debout dans la revue Ballast.

Repair Cafés, l'avenir sans accrocs



"Dans les Repair Cafés, on s’aide à réparer pour moins jeter"
« Né aux Pays-Bas en 2009, le concept du Repair Café a gagné Paris. En permettant à chacun de réparer ses objets défectueux, les Repair Cafés luttent contre le gaspillage, l’obsolescence programmée et la consommation. Reportage de Fanny Dollberg. »
> Pour en savoir plus, lire le reportage de Reporterre.

06/01/2018

"L’entraide joue un rôle majeur dans l’évolution"

Entretien avec Pablo Servigne, biologiste, auteur avec Gauthier Chapelle de « L’entraide, l’autre Loi de la Jungle » (Ed. Les Liens qui Libèrent).

04/01/2018

Toujours inspirant...



"L'urgence de ralentir", documentaire de Philippe Borrel (2014).
Présentation : « Comment, dans un monde où l’accélération s’impose en règle, des initiatives émergent pour redonner sens au temps et inventer de nouveaux modèles pérennes.

DVD
"Course suicidaire et inconsciente", selon Edgar Morin, l'accélération financière et technologique, déconnectée du rythme de l’homme, mène notre système à l'épuisement et vers des catastrophes tout à la fois écologiques, économiques et sociales. Mais alors que des algorithmes accentuent de manière exponentielle la spéculation financière hors de tout contrôle, aux quatre coins de la planète des citoyens refusent de se soumettre au diktat de l'urgence et de l’immédiateté, pour redonner sens au temps. En Europe, aux États-Unis, en Amérique latine ou encore en Inde, Philippe Borrel (Un monde sans humains ?) est allé à la découverte de ces initiatives, individuelles et collectives, qui proposent des alternatives basées sur d’autres paradigmes.

Au Rajasthan, le Barefoot College, fondé par Bunker Roy, recrute des femmes de milieux ruraux pour les former à l'ingénierie solaire ; les villes de Romans-sur-Isère et de Bristol ont mis en place une monnaie locale pour résister à la toute-puissance des banques ; à Ithaca, au nord de New York, des coopératives font leur preuve pour relocaliser l'économie... À rebours du "train fou" du modèle dominant, ces alternatives citoyennes, qui rejoignent les analyses de philosophes, sociologues, économistes et scientifiques, pourraient bien être les pionnières du monde de demain. Autant de gestes qui remettent l’homme au cœur du système. »

02/01/2018

Siné Mensuel est de sortie !

 > Le site de "Siné Mensuel".

01/01/2018

Les communs, vers une sortie
de la logique marchande?

Claire Brossaud, membre de l'association Vecam dresse un portrait nuancé des différentes mises en pratique du concept de commun. Des initiatives jamais à l’abri du marché et des logiques capitalistes.

2018, Victoire dans les luttes pour tous !

1968 2018

31/12/2017

Remettre l'utopie à l'ordre du jour

Aymeric Caron
"Utopia XXI", d'Aymeric Caron
« Il y a cinq cents ans, en 1517, l'Europe découvrait Utopia de Thomas More, publié à la fin de l'année précédente. Dans cet ouvrage visionnaire, More dénonçait les dérives des pouvoirs monarchique et religieux en vigueur et proposait un modèle de société radicalement nouveau, reposant sur la solidarité, le partage, la tolérance, l'éducation et le temps libre.

L'Utopie était alors un nom propre inventé par More pour désigner une île où régnait le gouvernement idéal assurant le bonheur de tous. Cinq siècles plus tard, l'utopie est devenue un nom commun. Un nom que l'on hésite à utiliser, car il renvoie généralement à un projet coupé de la réalité. Pourtant, de nos jours, les irréalistes ne sont pas ceux qu'on croit : ceux qui sont aveugles sont les dirigeants actuels.

La démocratie qu'ils promeuvent n'en est pas vraiment une ; la liberté, l'égalité et la fraternité constituent un slogan vide de sens ; l'argent règne en despote en consacrant des hiérarchies mensongères ; le productivisme et la croissance sont des objectifs destructeurs désormais inadaptés à notre époque ; l'exploitation animale repose sur un déni de réalité à l'égard des animaux non humains ; le terrorisme le plus dangereux est celui des entreprises qui tuent des millions de personnes chaque année avec l'assentiment des gouvernements.

Utopia XXI est une mise à jour de l'ouvrage de Thomas More. Aymeric Caron y présente le projet d'une nouvelle utopie qui affirme l'urgence d'une société écologiste, antispéciste, pacifiste, et solidaire : semaine de travail limitée à 15 heures, plafonnement des revenus à 10 000 euros par mois, fin du scrutin majoritaire à deux tours, instauration d'un permis de voter, gratuité de l'information, interdiction de la spéculation, abolition partielle des frontières, reconnaissance des crimes contre l'animalité, limitation des naissances, instauration d'un quotient de bonheur à la place du PIB, instauration d'une biodémocratie... » (Chapitre.com)
Editions Flammarion, 528 pages, 21 euros.

> Feuilleter les premières pages d'Utopia XXI.



Pas vu pas lu mais toujours intéressant pour ouvrir le débat, quitte à s'en écarter. (Utpl)

30/12/2017

Du fétichisme de la marchandise

Capitalisme et démesure
"La société autophage.
Capitalisme, démesure et autodestruction"
d'Anselm Jappe

Présentation : « Le mythe grec d’Érysichthon nous parle d’un roi qui s’autodévora parce que rien ne pouvait assouvir sa faim – punition divine pour un outrage fait à la nature. Cette anticipation d’une société vouée à une dynamique autodestructrice constitue le point de départ de La société autophage. Anselm Jappe y poursuit l’enquête commencée dans ses livres précédents, où il montrait – en relisant les théories de Karl Marx au prisme de la "critique de la valeur" – que la société moderne est entièrement fondée sur le travail abstrait et l’argent, la marchandise et la valeur.

Mais comment les individus vivent-ils la société marchande ? Quel type de subjectivité le capitalisme produit-il ? Pour le comprendre, il faut rouvrir le dialogue avec la tradition psychanalytique, de Freud à Erich Fromm ou Christopher Lasch. Et renoncer à l’idée, forgée par la Raison moderne, que le "sujet" est un individu libre et autonome. En réalité, ce dernier est le fruit de l’intériorisation des contraintes créées par le capitalisme, et aujourd’hui le réceptacle d’une combinaison létale entre narcissisme et fétichisme de la marchandise.

Le sujet fétichiste-narcissique ne tolère plus aucune frustration et conçoit le monde comme un moyen sans fin voué à l’illimitation et la démesure. Cette perte de sens et cette négation des limites débouchent sur ce qu’Anselm Jappe appelle la "pulsion de mort du capitalisme" : un déchaînement de violences extrêmes, de tueries de masse et de meurtres "gratuits" qui précipite le monde des hommes vers sa chute.

Dans ce contexte, les tenants de l’émancipation sociale doivent urgemment dépasser la simple indignation contre les tares du présent – qui est souvent le masque d’une nostalgie pour des stades antérieurs du capitalisme – et prendre acte d’une véritable "mutation anthropologique" ayant tous les atours d’une dynamique régressive. »
Editions La Découverte, 248 pages, 22 euros.

Anselm Jappe est notamment l’auteur de Guy Debord, Les Aventures de la marchandise
L’Avant-garde inacceptable, Crédit à mort.

> Feuilleter les premières pages de "La société autophage".

29/12/2017

L'une des premières expériences coopératives

Présentation de l'éditeur :
« Voilà ce que le sens commun et le courage industriel ont réalisé. Voilà ce qui fut l’œuvre de la sollicitude généreuse de quelques hommes ; ce que le lecteur lui-même peut aujourd’hui contribuer à rendre plus triomphant encore, s’il consent à s’employer pour guider dans la même voie les travailleurs désireux de s’émanciper eux mêmes, et non encore reliés au mouvement coopératif, à l’association de toutes les forces humaines. »

Ce récit relate une des premières expériences coopératives, celle de Rochdale, en Angleterre, créée en 1844. Il s’agit de prolétaires, majoritairement des tisserands, qui décident de se constituer en coopérative de consommation afin d’avoir la maîtrise de la qualité des produits, de leur provenance et de leurs coûts. Jamais réédité depuis 1923, ce texte s’inscrit dans la collection culture des précédents, qui a pour désir de rappeler à la mémoire que l’histoire ne s’accorde pas au singulier et ne prend pas de majuscule.

Ce texte, écrit en 1890, a été édité et diffusé pour la dernière fois en 1923. Dorénavant dans le domaine public, il nous a semblé bon de le rendre de nouveau disponible agrémenté d’une préface qui le contextualise et fait le lien entre hier et aujourd’hui.

Pierre-Yves Jan, auteur de la préface, a travaillé dans les milieux coopératifs et de l’économie sociale et solidaire. Il est notamment très impliqué dans la question des habitats groupés, forme d’habitat qu’il occupe d’ailleurs depuis trente ans.

"HISTOIRE DES EQUITABLES PIONNIERS DE ROCHDALE",
de George-Jacob Holyake, traduit par Marie Moret (1890). 114 pages, 6 euros.  
Éditions du Commun, à Saint-Germain-sur-Ille (35).

> Présentation du livre à lire chez Bibliothèque Fahrenheit 451.